Le développement du cerveau et de la fonction pendant les premières années de vie des enfants atteints d'une malformation cardiaque congénitale

 

Marie-Ève Bolduc

Université McGill

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme : Formation de doctorat pour les détenteurs d'un diplôme professionnel

Concours 2017-2018

Partenaire:

Fondation des Étoiles

Les malformations cardiaques congénitales sont très fréquentes, touchant près de 1% des naissances. Grâce à d'importantes percées médicales et chirurgicales, la majorité des enfants nés avec une malformation cardiaque congénitale complexe atteindront l'âge adulte. Néanmoins, il est devenu évident que le développement du cerveau est à risque d'être compromis. En effet, des retards de maturation du cerveau, ainsi que des lésions cérébrales sont identifiés chez une majorité de nourrissons nés avec une malformations cardiaques.

Sur le plan développemental, jusqu'à 70% de ces enfants présentent des déficits développementaux au niveau moteur, cognitif, linguistique et/ou socio-affectif. Ceux-ci ont des conséquences dévastatrices sur la qualité de vie de l'enfant et leur famille, nonobstant une charge importante sur nos systèmes d'éducation et de santé. Pendant les premières années de vie, le cerveau se développe rapidement, ceci constitue donc une période cruciale pour la mise en place d'interventions visant à favoriser le développement de l'enfant. Malheureusement, aucune étude, à ce jour, n'a exploré la croissance du cerveau des enfants nés avec malformations cardiaques congénitales pendant les premières années de vie.

Une meilleure compréhension de l'évolution des lésions cérébrales ainsi que leur relation avec le développement de l'enfant, nous aideront à développer des interventions précoces pour stimuler la réorganisation du cerveau pour ces enfants. Par conséquent, notre étude a pour but d'examiner la croissance du cerveau au cours de la première année de vie en utilisant l'imagerie par résonance magnétique. De plus, nous examinerons si la présence de lésions cérébrales est associée à des difficultés motrices persistantes.