La stigmatisation liée aux problèmes de santé chronique chez les aînés : théorie, méthodologie et réadaptation

 

Kenneth Edmund Southall

Institut Raymond-Dewar

 

Domaine : vieillissement

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2014-2015

La proportion des 65 ans et plus étant en hausse, on assiste à une augmentation du nombre d'ainés affectés par des maladies chroniques liées à l'âge. Ces personnes sont confrontées à des incapacités et leur santé se détériore plus rapidement. Pour beaucoup d'ainés, ces changements sont difficiles à gérer et à accepter. Leur autonomie menacée, ils sont susceptibles d'avoir recours à des programmes et des services de réadaptation. Bien que certains reconnaissent les avantages de ces services, d'autres ont peur d'être stigmatisés en faisant appel à de tels programmes parce qu'ils révèlent ainsi leurs incapacités et leur vulnérabilité. Les personnes sont stigmatisées lorsqu'elles possèdent - ou pensent posséder - certaines caractéristiques portant atteinte à leur identité sociale. Malgré que le processus de stigmatisation soit fréquemment évoqué dans la littérature, les modèles conceptuels courants décrivant le développement des incapacités font peu le lien avec le phénomène d'auto-stigmatisation. Et pourtant, une compréhension approfondie de ce phénomène est essentielle à la conception et à l'implantation, de programmes de réadaptation efficaces.

Les objectifs de mon programme de recherche sont : éliminer les effets des stéréotypes, contrer l'isolement, augmenter la participation sociale des ainés et accroitre leur autonomie fonctionnelle. D'une durée de trois ans, le programme consistera en une série d'études qualitatives reliées utilisant l'analyse du discours, des entrevues en profondeur, des groupes de discussion et l'approche Photovoice. Le but est de mieux comprendre la stigmatisation liée à la perte de l'audition, à la perte combinée de l'audition et de la vue (ou d'autres combinaisons de problèmes de santé) et aux problèmes d'incontinence, mettant en lumière leurs effets sur les comportements de recherche d'aide.

Les résultats permettront d'approfondir notre compréhension des stigmates liés à la santé, de mieux guider les praticiens et les responsables en soins de santé et ultimement, d'offrir un meilleur soutien aux ainés.