La nanotechnolgie : risques et applications à l'imagerie et à la thérapie médicales

 

Jay Louise Nadeau

Université McGill

 

Domaine : Cancer

Programme chercheurs nationaux

Concours 2014-2015

Les propriétés physiques des nanoparticules permettent leur détection par des techniques d'imagerie différentes : fluorescence, luminescence, et/ou tomographie. Elles servent alors à indiquer la présence d'un cancer ou d'une infection chez un patient, ou d'énumérer des microorganismes dans l'environnement. Ce dernier est important pour une gamme d'applications, de la sécurité sanitaire des aliments à la découverte de la vie microbienne sur Mars.

Les mêmes particules peuvent en même temps aider à éliminer les cellules cancéreuses ou les bactéries. Elles peuvent faciliter l'assimilation de drogues thérapeutiques par les cellules et inhibent leur expulsion, ce qui aide à surmonter le problème de chimio-résistance. Excitées par la lumière ou par la radiation ionisante, elles dégagent des radicaux qui endommagent le tissu. Leur rayon d'action est infime, plus petit que le diamètre d'une cellule, ce qui rend ce genre de thérapie très ciblée. Cela promet d'améliorer la qualité de vie des patients traités par la radiothérapie, car les cellules saines autour de la tumeur ne sont pas affectées.

Le défi est de cibler ces particules vers les tumeurs ou les bactéries d'une façon efficace. Ce programme vise à cibler certaines maladies spécifiques pour lesquelles il n'existe pas de thérapie spécifique, comme le mélanome, un cancer de la peau provenant des mélanocytes. Il se métastase rapidement au foie, aux poumons, et au cerveau et démontre une forte résistance à la chimiothérapie et à la radiothérapie. Une thérapie aux nanoparticules radio-sensibilisantes promet de surmonter cette résistance.