La génomique fonctionnelle de la leucémie myéloïde aiguë in vivo

 

François Mercier

CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal

 

Domaine : cancer

Programme Chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 1

Concours 2019-2020

La leucémie myéloïde aiguë (LMA) est un type de cancer du sang très agressif. Les cas de LMA restent difficiles à traiter, avec un taux de survie d'environ 30%. Les traitements contre la LMA sont très toxiques et entraînent souvent des effets secondaires à long terme, y compris des cancers secondaires. Afin d'améliorer le traitement de la LMA, l'objectif de ma recherche est de mieux comprendre son développement et les principales modifications qui favorisent la croissance des cellules leucémiques à l'intérieur de leur environnement natif, la moelle osseuse. Les changements génétiques observés dans la LMA humaine peuvent recréer la maladie lorsqu'elle est introduite dans des cellules de souris. Ces modèles de souris de la LMA récapitulent de nombreuses caractéristiques de la maladie humaine tout en étant reproductibles pour fins de recherche. Au cours de ma formation postdoctorale, j'ai développé des approches qui mesuraient la croissance leucémique chez la souris, et analysé les changements dans l'expression génétique ou la susceptibilité aux manipulations génétiques en utilisant une nouvelle technique appelée CRISPR. Cela m'a permis d'évaluer quels gènes sont activés et essentiels dans les cellules leucémiques.

Sur la base de cette approche, je prévois maintenant de tirer parti de ma double formation en recherche et en clinique pour valider certaines de ces nouvelles vulnérabilités et tester leur potentiel thérapeutique. J'utiliserai une combinaison de modèles expérimentaux et d'échantillons isolés de patients. En particulier, nous nous concentrerons sur un ensemble d'adaptations dans le métabolisme des cellules leucémiques que nous avons identifiées comme étant importantes pour la croissance leucémique. De plus, nous utilisons une nouvelle technologie appelée séquençage d'ARN monocellulaire pour analyser des échantillons de patients. Notre objectif est d'identifier les adaptations des cellules de LMA qui deviennent résistantes au traitement et de trouver de meilleures façons de prévenir le développement de la résistance.