L'influence des habitudes de vie sur les symptômes de dépression et d'anxiété dans une cohorte d'adolescents à risque d'obésité

 

Mélanie Béland

Institut national de la recherche scientifique [INRS]

 

Domaine : santé des populations

Programme : Formation postdoctorale

Concours 2017-2018

Partenaire:

Unité SOUTIEN du Québec (Stratégie de recherche axée sur le patient)

L'obésité chez les enfants et les adolescents est un problème majeur de santé publique. L'obésité est associée à un risque accru de développer une maladie chronique, comme le diabète, mais aussi de mauvaise santé mentale. Par exemple, jusqu'à 30% d'enfants obèses souffrent d'un épisode de dépression ou d'anxiété dans leur vie. Les troubles de santé mentale et l'obésité sont également liés à des comportements sédentaires, qui se produit lorsque quelqu'un est éveillé, mais n'est pas physiquement actif. Au Canada, les adolescents passent chaque jour environ 6 heures en faisant des activités sédentaires, telles que regarder la télévision. Le concept de comportement sédentaire est différent du concept de l'inactivité physique et peut avoir un impact différent; cependant, ils sont souvent confondus. Il y a un besoin évident de mieux comprendre comment le comportement sédentaire évolue de l'enfance à l'adolescence, ainsi que de comprendre sa relation avec la santé mentale.

L'objectif principal de mon projet est de mieux comprendre comment les comportements des jeunes à risque d'obésité sédentaire évoluent de l'enfance à l'adolescence, ainsi que d'identifier les profils des personnes qui sont à risque de développer des problèmes de santé mentale.

Pour atteindre mes objectifs, je prévois utiliser les données de QUALITY (QUebec Adipose & Lifestyle InvesTigation in Youth). Cette étude suit 630 enfants à risque d'obésité, qui ont été recrutés parce qu'au moins un de leurs parents est obèse. L'étude a recueilli des informations sur les jeune à trois moments différents, ces derniers étant âgés entre 8 et 17 ans. Je vais utiliser les informations disponibles sur les comportements sédentaires et l'activité physique pour trouver des profils à risque de mauvaise santé mentale.

Les résultats de mes découvertes contribueront à développer et à améliorer les interventions qui visent à réduire les comportements sédentaires, ainsi que la réduction des problèmes de santé mentale.