L'impact de la charge amyloïde sur la cognition dans le vieillissement normal

 

Sven Joubert

Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal

 

Domaine : Vieillissement

Programme chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2013-2014

La maladie d'Alzheimer (MA) est la cause principale de démence au Canada. Puisque la population canadienne vieillit et que l'âge représente le premier facteur de risque de développer la maladie, il est essentiel de mieux comprendre les différences entre le vieillissement normal et les premiers signes de la MA. Le développement de nouvelles techniques d'imagerie in vivo permettant de visualiser l'accumulation de la protéine béta-amyloïde dans le cerveau a ouvert de nouvelles perspectives dans la compréhension de la nature et de l'évolution de la pathologie cérébrale dans le vieillissement et dans la MA. L'agent le plus utilisé permettant de visualiser la charge amyloïde est le Pittsburg Compound B (PIB), qui se lie aux agrégats de béta-amyloïde dans le cerveau, une signature clé de la MA.

Les études existantes en PIB ont rapporté que 10 à 30 % des individus âgés normaux présentaient un profil de charge amyloïde semblable à celui retrouvé dans la MA. Par conséquent, il est important de déterminer si ces individus pourraient être à plus grand risque de développer ultérieurement une MA. L'objectif principal de cette recherche est d'utiliser le PIB scan pour étudier la relation entre la cognition et la charge amyloïde dans le vieillissement normal. L'hypothèse principale est que les individus âgés ayant une charge amyloïde élevée auront des déficits cognitifs plus importants que les individus ayant une charge amyloïde faible.

Ce projet permettra d'acquérir une compréhension approfondie de la relation entre la charge amyloïde dans le cerveau et la cognition dans le vieillissement normal. Il permettra de déterminer si les individus normaux âgés ayant une charge amyloïde élevée sont sur une trajectoire vers une MA. En effet, les thérapies anti-amyloïde pourraient s'avérer être les plus efficaces à ce stade asymptomatique, avant que commencent d'autres processus pathologiques dans le cerveau.