L'étude de l'Unité d'enseignement clinique Canadienne: prévenir les événements iatrogéniques associés

 

Todd Lee

Centre universitaire de santé McGill [CUSM]

 

Domaine :  services de santé

Programme chercheurs-boursiers-cliniciens  - Junior 1

Concours 2017-2018

Les patients souffrant de plusieurs problèmes médicaux vont souvent nécessiter un nombre croissant de médicaments qui sont donnés individuellement dans le but d'améliorer la santé et diminuer les chances de maladie. Or, avec l'augmentation du nombre de médicaments vient également un risque accru d'effets secondaires et de complications médicamenteuses. Les patients prenant plus de 5 à 10 médicaments quotidiennement, tels que les personnes âgées, sont particulièrement à risque. En fait, près de 27 000 aînés sont admis chaque année au Canada en lien avec un effet indésirable médicamenteux.

La clé afin de prévenir de telles complications réside dans le fait de minimiser les médicaments ayant peu de bénéfices pour le patient mais qui le mettent à risque d'effet indésirable. Une façon d'y arriver est d'évaluer le patient comme un tout avec tous ses antécédents médicaux détaillés, ses objectifs de traitement visés et préférences, sa capacité à adhérer au traitement et sa liste complète de médicaments. Par la suite, à l'aide de critères bien définis, il est possible d'identifier spécifiquement les médicaments qui sont susceptibles d'être inappropriés pour ledit patient. Ensemble, le médecin et son patient pourront alors décider d'arrêter les médicaments peu enclins à aider ce dernier ou trop risqués de lui causer du tort. Ce processus s'intitule : la déprescription.

En utilisant l'hospitalisation comme une occasion privilégiée pour évaluer le patient globalement, mon programme de recherche aidera d'abord à identifier ceux à risque de développer des événements médicamenteux indésirables, puis facilitera les médecins dans la déprescription sécuritaire et contrôlée des médicaments potentiellement inappropriés. Le tout devrait se solder par une amélioration de la qualité de vie du patient, une réduction des complications médicamenteuses et des coûts globaux de soins de santé.