Impacts du poids à la naissance et du génotype sur le développement des circuits attentionnels

 

Sherif Karama

Université McGill

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers cliniciens  - Junior 1

Concours 2012-2013

Il existe des données convaincantes démontrant que les origines de plusieurs formes de maladies mentales prennent leurs sources en début de vie. Par exemple, la restriction de croissance intra-utérine, qui est principalement liée à des facteurs de risques de santé maternelle potentiellement évitables et se reflétant par un petit poids à la naissance, prédit un risque accru de nombreux troubles émotionnels et cognitifs. De ceux-ci, une association particulièrement forte existe avec le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et principalement, avec ses déficits attentionnels. Malgré le lien bien établi entre un petit poids de naissance et un risque accru de TDAH, ce ne sont pas tous les enfants naissant à petit poids qui développent un TDAH. Il est ici suggéré que le bagage génétique influence l'impact du poids à la naissance sur le développement des circuits cérébraux attentionnels fréquemment touchés chez les sujets souffrant de TDAH.

Le programme de recherche proposé, ayant pour objectif de comprendre les mécanismes liant le petit poids à la naissance aux déficits attentionnels observés avec le TDAH, sera réalisé principalement grâce à la participation du sous-échantillon montréalais (plus de 250 enfants) de la cohorte à risque Adversité Maternelle, Vulnérabilité et Neurodéveloppement créé en 2003 pour enquêter sur les effets des conditions de début de vie sur le développement. Les enfants passeront des résonances magnétiques annuellement (pour ceux âgés entre 6 et 13 ans) afin de permettre d'étudier le développement de la structure et du fonctionnement de leur cerveau.

L'hypothèse principale est que les effets du poids de naissance sur le développement cérébral sont influencés par le bagage génétique et que ces effets sont plus apparents chez les enfants portant des gènes fréquemment associés à un risque accru de TDAH.