Impact épigénétique de la dérégulation de la Poly (ADP) ribosylation dans le cancer du sein

 

Michael Witcher

Institut Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général juif

 

Domaine : Cancer

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2013-2014

Le cancer se caractérise par une division anormale et incontrôlée des cellules. Des études récentes ont montré que l'une des étapes initiales menant à ce type de croissance maligne du cancer du sein était le silence des gènes suppresseurs de tumeur. Ces gènes contrôlent généralement la croissance des cellules afin de s'assurer que la prolifération ne dépasse pas les limites normales, mais une fois ces gènes éteints, le cancer peut se développer. La réexpression de ces gènes suppresseurs de tumeur représente un objectif thérapeutique pertinent et ainsi, plusieurs médicaments réactivant de tels gènes ont été testés dans des essais cliniques.

Cependant, le développement de ces médicaments a été entravé par notre manque de compréhension quant à savoir pourquoi ces gènes suppresseurs de tumeur ne sont  pas exprimés en premier lieu. Mes travaux antérieurs ont permis de découvrir que le dysfonctionnement d'une importante protéine régulatrice expliquait le silence des gènes suppresseurs de tumeur dans les cellules de cancer du sein. J'ai récemment découvert que ce dysfonctionnement était dû à des niveaux élevés et une activité accrue d'une protéine appelée PARG dans les cellules du cancer du sein. Mon travail actuel suggère que les inhibiteurs cette protéine peuvent être utilisés comme nouveaux agents thérapeutiques contre le cancer du sein.