Impact des dysfonctions vasculaires sur les fonctions neurologiques et le vieillissement cérébral

 

Hélène Girouard

CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2019-2020

Le cerveau dépend d'un apport constant d'oxygène et de substrat pour approvisionner les neurones en activité. Cet organe est donc extrêmement dépendant d'un débit sanguin constant lequel est finement régulé par des mécanismes qui assurent une distribution sanguine adéquate en fonction des régions actives. Ce phénomène se nomme couplage neurovasculaire (CNV). Lorsque le CNV est défectueux, l'environnement cérébral s'en trouve perturbé et le cerveau devient vulnérable au développement de maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer. L'OBJECTIF de nos travaux est de comprendre les mécanismes qui régissent le débit sanguin cérébral afin de développer des outils thérapeutiques pour protéger le cerveau.

Nos études se divisent en deux thèmes principaux :

  • Le premier est l'étude de l'impact des dysfonctions vasculaire, en particulier l'hypertension artérielle (pression sanguine élevée), sur la santé du cerveau. L'hypertension est un facteur de risque considérable pour les problèmes de mémoire et d'apprentissage ainsi que les accidents cérébrovasculaires. Ces conséquences peuvent affecter l'autonomie des aînés. Ce thème se partagent en quatre volets : 1) mécanismes inflammatoires pouvant affecter le contrôle du débit sanguin cérébral dans un modèle animal d'hypertension;  2) rôle des dysfonctions vasculaire dans le développement de la maladie d'Alzheimer; 3) différences sexuelles et effets de la ménopause sur la sensibilité du cerveau à la rigidité artérielle; 4) application des modèles proposés en laboratoire à la bioimagerie chez l'humain hypertendu.
  • Le deuxième thème est l'étude des mécanismes qui sous-tendent le CNV. Pour que le CNV soit optimal, les cellules qui forment l'unité neurovasculaire (la glie, les cellules vasculaires et les neurones) doivent communiquer adéquatement. Nous essayons donc d'élucider les voies de communications entre ces cellules.

Ce travail nous permettra de développer des stratégies visant à protéger le cerveau et à améliorer la qualité de vie des personnes présentant des dysfonctions vasculaires et des aînés plus vulnérables à ces affections.