Impact cognitif et mécanismes de la plasticité réduite chez les patients avec la maladie du Parkinson

 

Madeleine Sharp

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

 

Domaine :  neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior  1

Concours 2017-2018

L'apprentissage est une fonction fondamentale du cerveau, nécessaire à une cognition humaine saine, permettant de nous adapter et de performer à notre meilleur. La région du cerveau qui contrôle l'apprentissage dégénère chez les patients atteints par les maladies de Parkinson et Huntington. En effet, la grande majorité de ces patients souffrent de troubles cognitifs qui nuisent énormément à leur qualité de vie. Et pourtant, nous comprenons très peu les mécanismes cérébraux sous-jacents aux troubles cognitifs, et par conséquent, nous ne disposons d'aucun traitement satisfaisant.

Nous avançons l'hypothèse que l'étude des mécanismes cérébraux de l'apprentissage chez les patients atteints de Huntington et de Parkinson permettra de comprendre en quoi les changements dans le cerveau mènent à leurs troubles cognitifs. Chacun des trois projets proposés vise une étape différente de l'apprentissage (acquisition, mémoire à long terme et consolidation durant le sommeil) qui est pertinente pour la population clinique visée.

Projet 1 déterminera si l'apathie et la dépression chez les patients avec le Huntington s'expliquent par un manque d'optimisation des récompenses lors de l'apprentissage.
Si c'est le cas, il serait possible de développer des moyens pour mieux orienter les patients vers les récompenses.

Projet 2 déterminera si les patients atteints de Parkinson perdent la capacité de prioriser les informations pour le stockage en mémoire à long terme, ce qui pourrait expliquer leurs troubles exécutifs, et aussi si les médicaments dopaminergiques améliorent la mémoire en restaurant la faculté de priorisation.

Projet 3 déterminera si la structure anormale du sommeil chez les patients atteints de Parkinson prévient la consolidation de mémoire qui se produit pendant le sommeil.

Tant que nous ne posséderons pas une compréhension des mécanismes cérébraux sous-jacents aux troubles cognitifs, nous ne pourrons pas développer des moyens efficaces pour identifier et traiter ces symptômes dévastateurs.