Imagerie à haute résolution dans les épilepsies focales

 

Neda Ladbon Bernasconi

CUSM - Institut neurologique de Montréal

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs boursiers - Junior 2

Concours 2012-2013

L'épilepsie touche 1 % de la population. Dans 30 % des cas, les crises ne sont pas contrôlées avec des médicaments. Dans les formes pharmacorésistantes, la chirurgie est une alternative thérapeutique efficace. La majorité de ces patients souffrent d'épilepsie du lobe temporal. 

Dans l'épilepsie pharmacorésistante, l'ablation chirurgicale de la lésion épileptogène détectée à la résonance magnétique (IRM) est la seule thérapie efficace. La résection d'une lésion épileptogène détectée à l'IRM est essentielle pour garantir l'arrêt des crises après la chirurgie. Cependant, chez certains malades les anomalies structurelles sont tellement petites qu'elles ne sont pas vues sur l'IRM conventionnelle. Ces patients subissent des implantations d'électrodes en profondeur afin de définir le foyer épileptique, une intervention coûteuse qui nécessite des séjours hospitaliers prolongés.

L'épilepsie pharmacorésistante est aussi associée à un dommage cérébral diffus qui peut entrainer des anomalies dans les réseaux neuronaux. Ces anomalies ont un impact négatif sur la vie de tous les jours et peuvent contribuer à un mauvais résultat chirurgical chez certains malades. 

Le but de ma recherche est de développer de nouvelles méthodes de traitement d'images IRM dans le but d'optimiser la détection de lésions qui n'apparaissent pas de manière évidente à l'analyse visuelle et d'évaluer l'intégrité structurelle et fonctionnelle cérébrale dans l'épilepsie temporale pharmacorésistante. Je vais également évaluer l'impact des réseaux anormaux sur l'évolution de la maladie et le résultat chirurgical. 

Les méthodes que je propose devraient conduire à une évaluation préchirurgicale plus efficace et ainsi permettre à un plus grand nombre de patients de bénéficier de la chirurgie.