Identifier et cibler les mécanismes immunitaires contribuant aux dysfonctions de la neuroglie dans les maladies neuroinflammatoires

 

Catherine Larochelle

Centre hospitalier de l'Université de Montréal [CHUM]

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 1

Concours 2018-2019

La sclérose en plaques (SP) est une maladie chronique inflammatoire du cerveau et de la moëlle épinière causant des symptômes neurologiques débilitants. Certains traitements sont disponibles, toutefois les patients présentant la forme progressive de la maladie, généralement plus âgés, sont résistants au traitement. L'épilepsie réfractaire est une autre maladie chronique du cerveau résistante au traitement qui cause des symptômes incapacitants. L'inflammation joue possiblement aussi un rôle en épilepsie.

Les cellules immunitaires pro-inflammatoires peuvent être délétères pour les cellules du cerveau et de la moëlle. Elles expriment des ‘molécules d'adhérence', qui sont des molécules qu'elles utilisent pour contacter d'autres cellules qui expriment le ligand complémentaire. En utilisant ces molécules d'adhérence, elles peuvent infiltrer le cerveau et la moëlle. Elles y causent du dommage en recrutant d'autres cellules immunitaires et en sécrétant des facteurs pro-inflammatoires, mais aussi en contactant directement les cellules du cerveau et de la moëlle. Ces cellules immunitaires inflammatoires sont plus fréquentes dans le sang des patients atteints de SP, et certaines augmentent avec l'âge. De plus, des études évoquent leur présence dans le sang de patients atteints d'épilepsie réfractaire.

Mon programme de recherche vise à découvrir les molécules utilisées par les cellules immunitaires inflammatoires pour contacter les cellules du cerveau et de la moëlle et causer du dommage. Je cherche aussi à identifier des marqueurs de vieillissement des cellules immunitaires qui permettraient de prédire la progression de l'incapacité et la résistance au traitement en SP. Finalement, je veux déterminer si des cellules immunitaires inflammatoires spécifiques sont plus fréquentes dans le sang des personnes souffrant d'épilepsie réfractaire. Les marqueurs immunitaires identifiés pourraient représenter des cibles de traitement pour limiter le dommage aux cellules du cerveau et de la moëlle et donc l'accumulation de déficits, et pour rétablir des conditions favorables à la réparation/régénération en SP et en épilepsie réfractaire.