Identification de marqueurs pronostiques dans le cancer de la prostate

 

Jacques Lapointe

Université McGill

 

Domaine : Cancer

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2012-2013

Le cancer de la prostate est le plus fréquemment diagnostiqué et troisième cause de mortalité par cancer chez l'homme au Canada. Certaines tumeurs prostatiques demeurent indolentes et non-cliniquement significatives pendant plusieurs années alors que d'autres progressent rapidement, s'étendent à d'autres organes (métastases) et deviennent fatales. Malheureusement, nous n'avons pas d'indicateurs biologiques fiables qui permettent de prédire (pronostic), au moment du diagnostic, quels patients auront besoin de traitements immédiats et quels sont ceux qui auront besoin de surveillance seulement. Il est bien connu que les cellules cancéreuses prostatiques ont des altérations dans leur génome (ADN). Nos recherches récentes suggèrent que les tumeurs agressives ont des altérations génomiques différentes des tumeurs indolentes. Ces altérations peuvent toucher des gènes affectant la capacité de la tumeur à se propager aux autres organes. Nous pensons que ces altérations, généralement des gains et des pertes d'ADN, peuvent servir de marqueurs moléculaires semblables à des « empreintes digitales » pour identifier le type de tumeur. Nous avons développé une technique permettant de mesurer ces marqueurs dans des échantillons cliniques.

Dans ce projet, nous proposons d'identifier les altérations génomiques associées aux métastases qui pourraient éventuellement servir de marqueurs. Nous planifions également d'évaluer la valeur pronostique des nouveaux marqueurs en analysant des centaines de tumeurs prostatiques avec suivi clinique complet. Nous allons déterminer s'il existe un lien entre la présence d'un marqueur donné et l'évolution de la maladie (rémission ou récidive). Ces travaux devraient permettre le développement de nouveaux tests cliniques. Nous allons aussi étudier le rôle des gènes affectés par les altérations génomiques sur la progression cancéreuses en utilisant des modèles in vitro et in vivo de cancer prostatique. La compréhension de leur rôle dans la formation des métastases devrait permettre le développement de nouveaux agents thérapeutiques.