Fonction du cerveau et dysfonctionnement du vieillissement et de la neurodégénérescence tardive

 

Austen Milnerwood

Université McGill

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2018-2019

Partenaire :

Parkinson Québec

La maladie de Parkinson (MP) touche 1 à 5% des personnes de 65 ans, plus de 100 000 Canadiens et coûte 2,5 milliards de dollars par année. De nombreuses familles ont une MP causée par des mutations dans plusieurs protéines, incluant alpha-synucléine (aSyn), VPS35 et LRRK2. Nous continuerons à explorer les effets de ces mutations dans les cerveaux intacts et essayerons de les inverser, dans l'espoir de protéger le cerveau de ces causes de MP. Nous avons découvert que la protéine VPS35 interagit avec LRRK2 et que, ensemble, elles régulent la fonction et le recyclage de nombreuses autres protéines cérébrales, y compris aSyn. Cela indique que de multiples mutations produisent la maladie en perturbant de façon similaire les fonctions critiques des cellules cérébrales. Nous avons étudié des souris mutantes pour VPS35 et LRRK2, et trouvé beaucoup de similitudes entre les deux modèles. Nous voyons également des changements similaires dans les neurones produits à partir de cellules de la peau des patients atteints de MP.

La fonction cérébrale repose sur la capacité d'un neurone à stocker, traiter et transmettre des informations. Cela est dû aux messages électrochimiques envoyés d'une cellule à l'autre, processus qui dépend d'un transport et d'un recyclage efficaces des protéines. La machinerie de recyclage cellulaire régulée par aSyn, VPS35 et LRRK2 est impliquée dans cette fonction ainsi que dans la survie des cellules cérébrales. Des déficits dans ce système provoquent probablement un stress toxique au cours des nombreuses années durant lesquelles une cellule cérébrale doit fonctionner efficacement.

En étudiant ces processus chez des souris mutantes, nous cherchons à développer des traitements qui inversent le déséquilibre produit par les mutations de la maladie. Nous espérons que cela améliorera la santé du cerveau en présence de ces mutations et empêchera le développement de changements de type parkinsoniens.