Étude neuronale unitaire des projections dopaminergiques chez le singe

 

Dymka Coudé

Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ)

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme : Formation de maîtrise

Concours 2016-2017

Partenaire:

Parkinson Québec

La maladie de Parkinson est une atteinte neurologique chronique qui affecte plus de 100 000 personnes au Canada et pour laquelle il n'existe aucun traitement curatif. Les symptômes moteurs de cette maladie surviennent suite à la dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques situés dans la substance noire compacte. Pour une raison encore mal comprise, les neurones dopaminergiques situés dans l'aire tegmentaire ventrale sont davantage épargnés. Afin d'élucider le mystère entourant la mort sélective de certains neurones dans de la maladie de Parkinson, nous proposons de réaliser un projet de recherche qui vise à comparer la complexité de l'organisation morphologique des neurones de la substance noire compacte à ceux de l'aire tegmentaire ventrale.

Notre hypothèse principale stipule que la plus grande complexité de l'organisation des neurones de la substance noire compacte sous-tend leur vulnérabilité sélective face aux processus neuropathologiques de la maladie de Parkinson. Pour la toute première fois, l'arborisation axonale de ces neurones sera étudiée en détails chez le primate en effectuant des reconstructions tridimensionnelles et entières. Ceci permettra de présenter une vision claire et précise de l'organisation morphologique de ces neurones et de mettre en relation la complexité de cette organisation avec une plus grande vulnérabilité neuronale. J'étudierai aussi la composition neurochimique des neurones dopaminergiques.

Plus particulièrement, je vérifierai si la présence de calbindine, une protéine impliquée dans le maintien de l'équilibre du calcium, procure une résistance supplémentaire face aux processus de mort cellulaire qui surviennent dans la maladie de Parkinson. Les neurones présentant une organisation morphologique plus complexe ne contiendraient pas de calbindine et seraient, par le fait même, plus susceptibles à la neurodégénérescence.