Étude du rôle de la lipoprotéine(a) dans le rétrécissement aortique calcifié

 

Benoit Arsenault

Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec [IUCPQ]

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2018-2019

Le rétrécissement aortique calcifié (RAC) touche près de 3% de la population de plus de 65 ans et il a été estimé que la prévalence de cette maladie pourrait doubler d'ici 20 ans. Les récents travaux de notre équipe de recherche ont démontré que la Lipoprotéine(a) (Lpa) est associée de façon étroite au risque de RAC, que les concentrations de Lp(a) prédisaient la progression de la maladie chez des patients atteints du RAC et que l'autotaxine qui est une enzyme transportée en circulation sanguine par la Lp(a) pouvait générer des lipides oxydés qui seraient de puissant médiateurs de la calcification des cellules valulaires interstitielles.

L'objectif de mon programme de recherche est de démontrer qu'il existe une relation de cause à effet entre les concentrations sanguines élevées de Lp(a) et le RAC chez des populations à haut risque et d'identifier les mécanismes pathophysiologiques qui sous-tendent cette association.

Notre approche expérimentale consistera à étudier l'association entre la Lp(a) et la micro et macro calcification de la valve aortique dans quatre populations à haut risque soit les individus avec Lp(a) élevée avec ou sans RAC, les frères et sœurs de patients avec RAC et concentrations élevées de Lp(a) et des patients avec hypercholestérolémie familiale. Par ailleurs, nous utiliseront une approche de type « multi-omiques » (génomique, transcriptomique, protéomique et lipidomique) afin d'identifier les mécanismes par lesquels la Lp(a) causerait la calcification des cellules valvulaires interstitielles et le RAC.

À plus long terme, je souhaite démontrer qu'il est cliniquement pertinent de mesurer les concentrations de Lp(a) chez des patients avec RAC et que le fait de cibler les concentrations sanguines de Lp(a) à l'aide d'agents thérapeutiques pourra prévenir le RAC chez des individus à haut risque de développer la maladie.