Étude des dysfonctions de l'axe microbiote-intestin-cerveau et des différences sexuelles dans un modèle murin de la maladie de Parkinson

 

Jérôme Lamontagne-Proulx

Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Formation de doctorat

Concours 2019-2020

Partenaire:

Parkinson Canada

La maladie de Parkinson (MP) est principalement caractérisée par des symptômes moteurs, tels que des tremblements, un ralentissement des mouvements et de la rigidité musculaire. Toutefois, ces dysfonctions motrices sont généralement précédées d'autres symptômes non moteurs moins connus, tels que des troubles gastro-intestinaux. De plus en plus de preuves supportent l'hypothèse que la MP pourrait débuter par une atteinte à l'intestin et se propager jusqu'au cerveau via le nerf vague. On remarque également qu'il y a une plus grande proportion d'homme parkinsonien que de femme. Différentes recherches nous montrent que les hormones sexuelles féminines pourraient ralentir la progression de la maladie et l'apparition des symptômes moteurs. Ce projet de recherche vise à étudier un modèle murin de la MP présentant des troubles au niveau du cerveau et de l'intestin similaire à ceux retrouvés chez les patients. De plus, certains symptômes développés par ce modèle varient en fonction du sexe de l'animal.

En considérant l'apparition précoce des symptômes non moteurs chez les patients ainsi que l'hypothèse d'une propagation subséquente de la pathologie vers le cerveau, le réseau neuronal de l'intestin pourrait nous offrir des indications sur l'état du développement de la maladie. De plus, la caractérisation des différences mâles-femelles nous permettra de mieux comprendre l'impact des hormones sexuelles sur la maladie ainsi que de valider et découvrir de nouveaux médicaments.