Étude des corrélats comportementaux et cérébraux de l'empathie chez les professionels de la santé

 

Philip Jackson

Université Laval

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Programme chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2014-2015

Ce programme de recherche est dédié à l'étude des bases comportementale et cérébrale de l'empathie humaine et s'intéresse à l'empathie chez les professionnels de la santé. La douleur joue un rôle important pour nous avertir d'un dommage potentiel ou de la présence d'une maladie mais elle peut prendre des proportions dépassant sa fonction initiale. Une fois chronique, la douleur peut mener à une perte de productivité et de qualité de vie. Une évaluation précise de la douleur par les professionnels de la santé est cruciale afin d'en assurer une gestion efficace. Basé sur des recherches antérieures sur la communication de la douleur, ce projet combine des expertises venant de différentes disciplines telles la psychologie de la santé, la neuroscience cognitive et la gestion des soins.

L'objectif du programme proposé est d'étudier comment une exposition prolongée à la douleur des autres change le comportement et l'organisation des fonctions cérébrales, et si ces changements affectent l'évaluation et la gestion de la douleur. Une intervention psycho-cognitive pour améliorer l'empathie à la douleur chez les professionnels de la santé sera aussi testée. Les études proposées mèneront à des résultats pertinents pour la clinique et aideront à la compréhension des causes de la gestion inadéquate de la douleur. Ceci pourrait mener à des pistes pour développer des stratégies améliorant à la fois le bien-être du patient et du professionnel de la santé.

Des études scientifiques fondamentales additionnelles sont proposées afin de découvrir le fondement neuronal et physiologique des processus qui sous-tendent l'empathie humaine, grâce, entre autres, au développement d'une nouvelle plate-forme de réalité virtuelle de pointe qui sera ultimement utilisée pour améliorer le fonctionnement social de populations présentant des déficits de la cognition sociale (par exemple, schizophrénie, traumatisme cranio-cérébral).