Étude de la relation entre la plasticité de la myéline et le comportement en utilisant l'imagerie par résonance magnétique

 

Christine Tardif

Université McGill

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2019-2020

La myéline est une membrane riche en lipides qui est enroulée autour des axones et accélère la transmission de l'information dans le cerveau. La plasticité cérébrale est liée à la nature dynamique des neurones, mais de nouvelles études suggèrent à présent que la plasticité de la myéline est une voie additionnelle par laquelle l'expérience peut façonner la structure et le fonctionnement du cerveau pendant l'enfance et la vie adulte. Des déficits en myéline surviennent dans plusieurs troubles de santé mentale, notamment la schizophrénie, l'autisme et les troubles anxieux. Le lien entre l'expérience et la myélinisation est accepté par la communauté scientifique, mais il n'est toujours pas clair si la plasticité de la myéline entraîne des changements de comportement ou est un effet secondaire.

Les souris peuvent être utilisées pour étudier la relation causale entre les facteurs de risque, la plasticité de la myéline et le comportement. Cependant, un animal plus similaire à l'homme est nécessaire pour étudier les fonctions cognitives et les comportements plus complexes. Le marmouset est un petit singe qui démontre un comportement social similaire à l'humain, ainsi qu'un cerveau plus développé. Je propose d'étudier la dynamique spatio-temporelle de la myélinisation et sa relation avec le fonctionnement du cerveau et le comportement chez la souris, le marmouset et l'homme. Pour atteindre cet objectif, je développerai et utiliserai des techniques d'imagerie par résonance magnétique pour détecter de manière non invasive la myéline cérébrale.

Ce programme de recherche conduira à la conception de thérapies améliorées qui exploitent la plasticité de la myéline (en utilisant des thérapies psychologiques ou pharmaceutiques) pour améliorer la résilience chez les personnes à risque ou diagnostiquées avec un trouble de santé mentale. Les outils d'imagerie cérébrale développés dans le cadre de ce programme de recherche pourront aussi être utilisés pour mesurer l'impact de ces futurs traitements.