Établir, comprendre et exploiter l'effet de l'oestrogène sur la thérapie du cancer du sein par les virus oncolytiques

 

Marie-Claude Bourgeois-Daigneault

Centre hospitalier de l'Université de Montréal [CHUM]

 

Domaine : cancer

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2019-2020

Nos travaux de recherche ont pour but de créer et d'optimiser des traitements du cancer du sein par les virus oncolytiques. Les virus oncolytiques sont des virus qui tuent les cellules cancéreuses sans causer de dommages aux organes. Ils peuvent être administrés par injection intraveineuse, ce qui permet de cibler la tumeur principale ainsi que les métastases. Les virus oncolytiques sont considérés comme étant une stratégie prometteuse pour traiter les patients atteints du cancer du sein, le plus fréquent cancer chez les femmes. Le cancer du sein est souvent répendu dans plusieurs organes et il y a un besoin urgent pour de nouvelles thérapies pour les patients les plus difficiles à traiter. De nombreuses études cliniques ont démontré que les virus oncolytiques sont très prometteurs, mais malheureusement certains patients ne répondent pas au traitement.

Les priorités actuelles sont de réussir à prédire la réponse au traitement ainsi que de créer de nouveaux virus plus efficaces. Les niveaux d'œstrogène varient d'un patient à l'autre en fonction du sexe, de l'âge et des habitudes de vie. Nous avons des résultats qui montrent que l'œstrogène peut améliorer l'efficacité des virus oncolytiques, ce qui pourrait partiellement expliquer les différentes réponses observées chez les patients.

Notre projet de recherche a pour but 1- d'établir l'effet de l'œstrogène sur les virus oncolytiques; 2- de déterminer les mécanismes par lesquels l'œstrogène affecte les virus et 3- de créer des virus améliorés. Nos découvertes vont permettre de mieux sélectionner les patients à traiter et de déterminer si certains médicaments qui sont couramment utilisés pour le traitement du cancer du sein, et qui interfèrent avec l'œstrogène, devraient être évités durant le traitement avec les virus oncolytiques. De plus, les nouveaux virus que nous allons développer vont permettre de traiter plus efficacement plusieurs cancers.