Estimation du risque de fracture ostéoporotique d'individus âgés de 66 ans et plus : une étude de dérivation et de validation réalisée dans les données médico-administratives

 

Claudia Beaudoin

Institut national de santé publique du Québec [INSPQ]

 

Domaine : santé des populations

Programme Formation de doctorat

Concours 2018-2019

Partenaire :

Fondation Antoine-Turmel

L'ostéoporose est une maladie du squelette engendrant une diminution de la résistance osseuse et, par conséquent, une augmentation du risque de fracture. Au Canada, l'ostéoporose affecte 18% des femmes et 3% des hommes de 50 ans et plus. En 2010-2011, au Canada, 64 884 admissions en soins aigus et 983 074 jours d'hospitalisation étaient attribuables aux fractures ostéoporotiques et les coûts engendrés étaient estimés à 4,6 milliards de dollars. Malgré les conséquences importantes de l'ostéoporose, la grande majorité des patients atteints ne sont pas correctement pris en charge, c'est-à-dire qu'ils ne reçoivent pas de diagnostic d'ostéoporose ou de traitement pour augmenter leur résistance osseuse.

À l'Institut national de santé publique du Québec, on réalise la surveillance de maladies chroniques telles que l'ostéoporose. La surveillance populationnelle des individus à haut risque de fracture est utile au développement de stratégies pour l'amélioration de la prise en charge de l'ostéoporose. Cependant, à partir des outils de surveillance actuels, les individus à haut risque de fracture ne sont pas correctement identifiés.

L'objectif de ce projet est de développer et valider des modèles statistiques pour l'identification des individus âgés de 66 ans et plus à haut risque de fracture ostéoporotique dans les banques de données populationnelles du gouvernement du Québec. Ces banques regroupent les hospitalisations, services médicaux, services pharmaceutiques et décès de l'ensemble des individus inscrits au régime de l'assurance maladie du Québec. Une fois les modèles développés, leur performance sera évaluée dans les  données populationnelles du gouvernement du Manitoba.

Les modèles les plus performants pour l'identification des individus à haut risque de fracture seront intégrés au programme québécois de surveillance de l'ostéoporose, ce qui permettra le développement de stratégies pour la prévention des fractures ostéoporotiques.