Élucidation des mécanismes immunitaires impliqués dans des maladies autoimmunitaires démyélisantes

 

Manu Rangachari

Université Laval

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2018-2019

L'objectif principal de nos travaux est d'étudier les causes de la maladie de la sclérose en plaques (SP), une maladie du cerveau et de la moelle épinière qui affecte près d'un canadien sur 300.  Dans la SP, les cellules immunitaires deviennent confuses et se retrouvent incapables de discriminer le système nerveux central d'une bactérie ou d'un virus. Ainsi, les cellules s'activent en attaquant le cerveau et la moelle épinière. La destruction des cellules nerveuses qui en résulte peut causer de la paralysie, des troubles de l'humeur, de vessie ou de sexualité ainsi que des difficultés d'apprentissage.
 
Il n'y a pas de traitement curatif pour la SP. Bien qu'il y ait certaines molécules utilisées pour le soulagement des symptômes lors des premières phases de la maladie, aucun médicament efficace n'est encore disponible pour les patients en phase tardive de la forme progressive de la SP.
 
Dans notre laboratoire, nous étudions l'implication du système immunitaire dans la maladie de SP et plus particulièrement, sous sa forme progressive. Afin d'y parvenir, nous utilisons un modèle animal qui mime la paralysie observée chez les patients.
 
Notre premier projet consiste à étudier l'impact du genre sur la SP de forme progressive. Il est connu que les femmes développent la SP plus fréquemment que les hommes et que ces derniers semblent développer la SP de façon plus sévère.
 
Dans le second projet, nous étudions une protéine qui nous croyons, réduirait l'action des cellules T, un type de cellules immunitaires dont l'implication est importante dans la SP.
 
Dans le troisième projet, nous voulons comprendre comment il est possible de manipuler les cellules T afin qu'elles deviennent moins toxiques et moins agressives envers les tissus.
 
L'avancement des nos projets de recherche vise à développer de nouvelles molécules afin d'aider les patients qui souffrent de SP de forme progressive.