Diversification des anticorps dans le centre germinatif par désamination de l'ADN et génération de l'uracile genomique chez les vertébrés

 

Javier Marcelo Di Noia

Institut de recherches cliniques de Montréal [IRCM]

 

Domaine : maladies infectieuses et immunitaires

Programme Chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2018-2019

La capacité du système immunitaire des humains et des autres vertébrés à se défendre contre les agents pathogènes dépend de sa capacité à produire des anticorps spécifiques de haute affinité et avec des fonctions adaptées à chaque agent pathogène. Cette capacité est rendu possible par des mécanismes qui modifient (mutent) les gènes d'anticorps. Il est important de noter que les mêmes mécanismes qui améliorent les anticorps peuvent parfois échouer, provoquant une immunodéficience. Le dysfonctionnement de ces mécanismes peut aussi prédisposer au cancer du sang. C'est un compromis inévitable qui provient de la manière dont notre système immunitaire, très sophistiqué et hautement efficace, a évolué, et cela a un impact réel sur la santé humaine à l'heure actuelle. Pour identifier les causes de ces maladies et les remèdes possibles, nous devons comprendre le fonctionnement normal de ces mécanismes.

Le principal domaine de notre programme de recherche étudie la fonction et la régulation de l'enzyme qui fait muter les gènes d'anticorps, appelée AID, pour comprendre comment AID fonctionne au niveau des gènes d'anticorps et ce qui limite son activité délétère à d'autres endroits du génome. Nous étudions également comment les mécanismes mutagènes qui modifient les gènes d'anticorps influencent la biologie des lymphocytes B, les cellules qui produisent des anticorps, immédiatement après l'immunisation ou une infection. Nos recherches dans ce domaine ont une incidence directe pour comprendre des maladies humaines et les stratégies de vaccination. Le deuxième domaine de notre programme de recherche vise à élucider la fonction d'une enzyme appartenant à la même famille qu'AID, qui est susceptible de participer au métabolisme des éléments constitutifs de l'ADN. Ce métabolisme est un goulot d'étranglement pour la prolifération cellulaire et a des implications dans le cancer, le métabolisme de certains médicaments anticancéreux et l'efficacité des infections virales.