Diminution du sur-traitement et des conséquences associées au traitement des cancers urologiques

 

Patrick Richard

Université de Sherbrooke

 

Domaine : cancer

Programme Chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 1

Concours 2018-2019

Grâce aux avancées dans les méthodes diagnostiques, de plus en plus de cancers du système urinaire sont découverts à un stade précoce. Ceci a entraîné une augmentation du nombre de patients traités. Malheureusement, cette augmentation n'a pas mené à une diminution des décès attribuables aux cancers du système urinaire. Plusieurs experts pensent donc que le traitement systématique de ces cancers est associé à un sur-traitement et à des complications évitables. Il est donc essentiel d'évaluer des moyens afin de diminuer ce sur-traitement et les complications qui en découlent.

Ce programme de recherche cible les trois cancers urologiques les plus fréquents soit : les cancers de la prostate, de la vessie et du rein. Le premier projet permettra de démystifier les obstacles à une implantation plus étendue des biopsies rénales utilisées dans la prise en charge des petites masses rénales. Le deuxième projet évaluera, dans un modèle murin, une thérapie alternative (virus oncolytique) qui permettrait de de réduire la récidive de cancer de la vessie superficielle. Une thérapie alternative est essentielle, car la thérapie utilisée actuellement est très mal tolérée par la plupart des patients. Le troisième projet étudiera les morbidités reliées aux traitements du cancer de la prostate. Plus spécifiquement, il va se concentrer sur la prise en charge des incontinences urinaires nécessitant une seconde chirurgie et les complications reliées à cette procédure. Finalement, la quatrième étude visera à déterminer si la surveillance active, qui sert à retarder l'intervention chirurgicale des kystes rénaux complexes jusqu'au moment où ils démontrent des signes de progression locale, est une alternative sécuritaire à la chirurgie précoce.

L'objectif de cette approche est de diminuer les interventions jugées non-nécessaires. Ultimement, les buts de ce programme sont de diminuer le nombre d'interventions non-nécessaires et d'améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers urologiques.