Difficultés de cognition sociale et d'interactions sociales en schizophrénie: mieux comprendre pour mieux évaluer et mieux traiter

 

Amélie Achim

CIUSSS de la Capitale-Nationale

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 2

Concours 2017-2018

La schizophrénie est un trouble psychotique qui affecte considérablement les compétences sociales, menant à des difficultés du fonctionnement académique, professionnel et social. Malgré les traitements actuels, ces difficultés de fonctionnement persistent au long cours. Optimiser le rétablissement fonctionnel
et la qualité de vie de ces personnes, au delà de la rémission des symptômes psychotiques, est un objectif majeur de la recherche actuelle en schizophrénie. Le fonctionnement de ces personnes est affecté par des difficultés à bien comprendre les états mentaux des autres incluant leurs pensées, leurs intentions ou leurs émotions. Ces difficultés sont des déficits de la cognition sociale et sont une cible centrale pour le développement de nouveaux traitements pour la schizophrénie.

Mon programme de recherche vise à comprendre les difficultés de cognition et d'interactions sociales qui nuisent au rétablissement fonctionnel des personnes atteintes de schizophrénie, afin d'améliorer les évaluations et les interventions pour ces difficultés.

Mon programme de recherche utilise une approche translationnelle allant de la production de nouvelles connaissances fondamentales sur les processus impliqués à la production de nouveaux tests et de nouvelles interventions ciblant ces difficultés. Mon premier axe de recherche vise à comprendre les processus de cognition sociale afin de développer des tests et des interventions qui permettent de cibler chaque processus et de personnaliser les traitements aux besoins de chaque personne. Mon deuxième axe de recherche vise à comprendre et évaluer l'impact de la cognition sociale lors de vraies interactions sociales, ce qui favorisera le transfert des acquis thérapeutiques (ex. remédiation cognitive) dans la vie quotidienne.

La santé mentale est une priorité au Canada et au Québec. Il est donc urgent de comprendre, évaluer et traiter les freins au rétablissement fonctionnel en schizophrénie, incluant les déficits de cognition sociale, pour favoriser le rétablissement et la qualité de vie de ces personnes.