Développer des stratégies de résilience sociale pour promouvoir le bien-être

 

Stéphane Dandeneau

Université du Québec à Montréal (UQAM)

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2012-2013

Qu'est-ce qui rend certains individus tout à fait calmes et maîtres d'eux-mêmes devant une menace sociale qui indique le potentiel d'être rejeté, alors que d'autres fondent sous la pression sociale? Et finalement, est-ce possible d'enseigner à ceux qui manquent de stratégies positives à devenir davantage comme ces individus maîtres d'eux-mêmes qui jouissent d'un meilleur bien-être psychologique et physiologique global? Les deux grands axes de ce programme de recherche sont premièrement de découvrir les processus fondamentaux de la résilience sociale, c'est-à-dire les habiletés innées qui permettent de faire face efficacement aux menaces sociales, et deuxièmement d'enseigner ces stratégies positives de résilience sociale aux personnes qui en sont privées afin d'améliorer leur bien être global. La recherche précédente a montré que l'une de ces stratégies de résilience sociale consiste en le réajustement d'habitudes attentionnelles des individus pour qu'ils deviennent plus attentifs à l'information sociale positive, telle que des signes d'être aimés par les autres, et en même temps qu'ils inhibent l'information sociale négative.

Le présent programme de recherche pousse donc plus loin la recherche précédente 1) en examinant les rouages (les mécanismes cognitifs et les processus psychologiques) des habitudes cognitives positives, 2) en trouvant des façons de déclencher automatiquement des habitudes cognitives positives et de les conserver automatiquement avec le temps, et 3) en appliquant de telles stratégies de résilience sociale à une diversité de troubles émotifs afin de favoriser un bien-être psychologique et physique. À l'aide de diverses méthodes de pointe, nous espérons montrer, grâce à des interventions en biais cognitifs ciblées, que les menaces sociales peuvent se dissiper comme de « l'eau sur le dos d'un canard ».