Développement de modèles tridimensionnels par génie tissulaire pour l'étude des interactions cellulaires et matricielles des tissus jouant un rôle de barrière dans l'œil

 

Stéphanie Proulx

Centre de recherche du Centre hospitalier affilié universitaire de Québec

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Concours 2013-2014

Partenaires

Fondation Antoine Turmel

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est une maladie progressive qui attaque la vision centrale. C'est la plus importante cause de perte de vision chez les Canadiens âgés de plus de 50 ans. Les personnes atteintes de DMLA ont une vision centrale embrouillée qui s'accompagne d'une tache noire grossissante, affectant leur capacité à lire, cuisiner, reconnaître le visage des gens... Les coûts personnels, sociaux et économiques de la DMLA peuvent être dévastateurs.

Il n'existe aucun traitement permettant de guérir la DMLA appelée « de type sec ». Nous proposons de reconstruire par génie tissulaire la région de l'oeil impliquée dans cette forme de DMLA. Pour ce faire, nous utiliserons la capacité des cellules à sécréter et à assembler leur propre matrice extracellulaire pour reconstruire des tissus épais, sans ajout de matériel exogène. Le tissu final sera complètement naturel. Cette approche est unique au monde.

Nous analyserons ensuite les tissus reconstruits sains et pathologiques pour comparer leur composition. La découverte de protéines matricielles différentiellement exprimées dans la DMLA et de leur effet sur les cellules saines et pathologiques permettra de mieux comprendre le développement de la maladie.

Ces tissus reconstruits par génie tissulaire permettront d'analyser de manière unique et originale les interactions entre les cellules et leur microenvironnement ainsi que les différences entre les cellules saines et pathologiques. Le but à long terme de ces travaux de recherche est d'utiliser ces tissus reconstruits pour remplacer la région de l'oeil endommagée par la DMLA, afin d'empêcher la perte de vision. Ainsi, les découvertes générées de ces études pourraient permettre de développer de nouvelles stratégies pour le traitement de cette maladie de l'oeil.