Développement d'un système cellulaire par reprogrammation directe de cellules de patients pour étudier les formes sporadiques de la maladie de Parkinson

 

Janelle Drouin-Ouellet

Université de Montréal

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2019-2020

Les maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson, sont fréquentes et risquent d'augmenter car de nos jours, nous vivons tous plus longtemps. Ces conditions sont incurables et représentent un lourd fardeau pour notre système de soins de santé québécois, ainsi que pour les patients, les fournisseurs de soins et les familles. Il existe donc un besoin urgent de mieux comprendre comment ces maladies se développent dans l'espoir que cela conduira au développement de thérapies qui arrêteront leur progression. Les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson proviennent de la perte de cellules dopaminergiques dans le cerveau. Cependant, on ne comprend pas parfaitement comment cela se produit, étant donné le manque de systèmes expérimentaux qui récapitulent fidèlement la condition humaine.

Ce projet tire parti d'une nouvelle technologie pour générer des cellules dopaminergiques à partir de cellules cutanées de patients atteints de la maladie de Parkinson. Contrairement aux autres technologies disponibles, cette nouvelle méthode produit des cellules du même âge que le donneur, conservant ainsi la vulnérabilité associée au vieillissement, ce qui est crucial puisque le facteur de risque le plus important de la maladie est le vieillissement. Nous allons donc étudier ce qui déclenche la mort des cellules dopaminergiques dans ces cellules du cerveau générées à partir de la peau.

Ce projet est unique en son genre en fournissant, pour la première fois, des cellules cérébrales en pétri qui permettront de disséquer des événements menant à la mort cellulaire dans un contexte qui peut être spécifique à chaque patient. Ainsi, à l'avenir, cette nouvelle approche pourrait être utilisée non seulement pour identifier les médicaments qui arrêtent la progression de la maladie, mais également pour adapter les thérapies à chaque patient selon leur type de Parkinson, de manière «personnalisée».