Des connaissances à l'action : comprendre les bénéfices et les risques de l'alimentation du territoire pour développer des interventions ralliant la santé, le bien-être et l'innovation sociale chez des populations autochtones au Québec

 

Mélanie Lemire

Centre de recherche du CHU de Québec

Centre hospitalier universitaire de Québec

 

Domaine : santé des populations

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2015-2016

Pour survivre en Arctique, les Inuit ont dû compter sur les poissons, les mammifères et les baies sauvages, qui ont probablement protégé les Inuit de nombreuses maladies chroniques. Au Nunavik, Nord du Québec, le diabète de type 2 (DT2) et les maladies cardiovasculaires (MCV) ne sont pas fréquents, comparé aux autres nations autochtones. Toutefois, la consommation de boissons sucrées chez les jeunes Inuit prédit une épidémie d'obésité et de DT2. Du méthylmercure (MeHg) est également présent dans certains aliments  et les Inuit sont parmi les plus exposés au MeHg. Le MeHg pendant la grossesse est associé à des problèmes neurologiques dans l'enfance. Le MeHg est également associé aux MCV et au DT2.

En revanche, tel que le savoir autochtone montre, les aliments du territoire sont bénéfiques à la santé. Des concentrations exceptionnelles d'oméga-3 et de sélénium (Se) sont présentes dans les aliments de la mer. Le Se pourrait aussi contrebalancer certains effets du MeHg. Leurs baies sont parmi les fruits les plus élevés en antioxydants, et pourraient réduire le T2D et les effets du MeHg.
Il y a un besoin urgent d'interventions novatrices favorisant la santé des peuples autochtones.

Mes recherches visent à comprendre les bénéfices et les risques des aliments du territoire à l'égard du T2D et des CVD dans deux populations autochtones du Québec, et à traduire nos résultats scientifiques et le SA en interventions communautaires. Les enfants sont plus exposés et vulnérables aux contaminants. Mes recherches étudient également les contaminants chez les enfants d'autres populations autochtones où aucune donnée n'est disponible à ce jour.

Cette recherche de 4 ans va agir en prévention pour minimiser l'émergence de maladies chroniques chez les peuples autochtones et pour promouvoir les écosystèmes nordiques comme une terre pour cultiver la santé et le bien-être.