Déficits de cognition sociale et leurs corrélats neuronaux chez les patients atteints de schizophrénie avec ou sans comorbidité du trouble d'anxiété sociale et chez leurs apparentés de premier degré

 

Amélie Achim

Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard (CRULRG)

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2012-2013

La schizophrénie est un trouble psychotique hétérogène caractérisé par des symptômes cognitifs, affectifs et comportementaux tels les hallucinations, les délires, le comportement désorganisé, le retrait social et les déficits cognitifs. Les personnes affectées montrent de grandes difficultés dans leurs compétences sociales, menant à d'importantes difficultés de fonctionnement au niveau académique, professionnel et social. Les données actuelles suggèrent que ces difficultés de fonctionnement ne sont pas simplement reliées à la sévérité des symptômes psychotiques. Ces difficultés sont plutôt en lien avec un déficit à apprécier les états mentaux des autres incluant leurs pensées, intentions ou émotions, c'est-à-dire de difficultés de cognition sociale.

Les jugements de cognition sociale sont toutefois multi-déterminés (plusieurs processus sont impliqués) et le focus des déficits en schizophrénie reste à déterminer. Mon programme de recherche vise à mieux caractériser les processus menant de la neuropathologie aux déficits fonctionnels en schizophrénie, avec un focus particulier sur la cognition sociale qui est reconnue comme un élément central de cette relation.

J'ai préalablement développé une batterie de tests de cognition sociale qui permet de distinguer certains processus de bas niveau et leur influence sur les processus de haut niveau en schizophrénie. Poursuivant ces travaux, mon programme de recherche vise à : 1) déterminer si des patrons de déficits distincts existent chez les patients atteints de schizophrénie qui présentent ou non une comorbidité d'anxiété sociale; et 2) relier ces processus aux causes (ex. génétique, neurobiologique) et conséquences (ex. difficultés de fonctionnement, symptômes) de la maladie.

Ce programme de recherche basé sur des mesures cognitives raffinées et sur la neuroimagerie fonctionnelle mènera à une meilleure compréhension des processus neurocognitifs impliqués dans les déficits de cognition sociale en schizophrénie. Ceci est essentiel pour concevoir des traitements plus adaptés et favoriser une meilleure intégration fonctionnelle.