Contributions fonctionnelles et transcriptionelles des circuits neuronaux aux effets du stress chez le mâle et la femelle

 

Benoit Labonté

Centre de recherche de l'institut universitaire en santé mentale de Québec [CRIUSMQ]

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2017-2018

La dépression majeure est une maladie chronique qui affecte les hommes et les femmes différemment. Dans le cerveau, ces différences se traduisent par plusieurs anomalies fonctionnelles interférant avec l'activité normalement déployée par les différentes régions du cerveau pour contrer le stress. Au niveau moléculaire, ces anomalies se réfèrent à des changements transcriptionels, soit des changements de l'activité des gènes. Or, lorsque modifiés, ces gènes ne peuvent répondre aux besoins cellulaires occasionnés par le stress et s'ensuit une réponse cellulaire inadéquate qui se traduit par l'expression de symptômes dépressifs.

Au niveau des cellules du cerveau, l'activité de ces gènes est hautement organisée et contrôle l'activité et les communications qui s'établissent entre elles. Ces dernières régissent la façon dont nous faisons face au stress. Une augmentation ou diminution des communications entre certaines populations cellulaires peut occasionner des changements comportementaux majeurs s'apparentant à la dépression. Or, jusqu'à ce jour, la contribution de ces populations cellulaires dans la réponse au stress chez l'homme et la femme demeure très peu explorée et les différents mécanismes transcriptionels sous-jacents le sont encore moins.
Ici, je propose une approche multidisciplinaire pour identifier et stimuler certains réseaux neuronaux afin de déterminer leur rôle comportemental. Se faisant, j'utilise une approche virale sur une lignée de souris transgéniques me permettant de visualiser et isoler ces cellules pour ensuite accéder à leurs gènes. En utilisant différentes approches bio-informatiques, je modélise l'organisation des gènes dans ces populations cellulaires et compare celles des mâles et femelles.

Les résultats de mes analyses me permettront de déterminer les différences sexuelles régissant l'activité cellulaire en réponse au stress ce qui ultimement mènera au développement d'approches thérapeutiques pour le traitement de la dépression majeure plus adaptées à l'homme et la femme.