Appartenance sociale, normes et processus intergroupes entre groupes humains et humains-animaux : Implications pour le bien-être psychologique et la santé humaine

 

Catherine Amiot

Université du Québec à Montréal

 

Domaine : développement et fonctionnement des personnes et des communautés, et vie sociale

Programme Chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2019-2020

Appartenir à des groupes sociaux (famille, équipe sportive, groupe culturel) a des impacts concrets qui peuvent être fort bénéfiques, tant sur nos relations avec les gens nous entourant (entraide, coopération) que sur notre propre bien-être et santé mentale. Par ailleurs, faire partie de groupes qui encouragent des comportements socialement négatifs (discrimination, agressivité) peut non seulement rendre ces comportements plus acceptables et normatifs, mais aussi avoir des effets nocifs sur le bien-être des individus. Le premier objectif de ce programme de recherche consiste à vérifier si le fait de suivre des normes sociales qui encouragent ces comportements négatifs est nuisible au bien-être et à la santé mentale des individus qui s'engagent dans ces actes. Le programme de recherche vise aussi à découvrir comment il est possible de bloquer ces influences sociales néfastes. Ces questions sont abordées dans un contexte sportif populaire et pertinent au Québec, soit le hockey sur glace. Dans ce contexte, une intervention novatrice visant les parents de jeunes joueurs de hockey sera développée.

Cette intervention mettra de l'avant des normes sociales qui encouragent le plaisir et l'apprentissage plutôt que la compétitivité malsaine. Nous vérifierons si cette intervention permet effectivement de réduire les comportements antisportifs au hockey et aussi d'améliorer le bien-être psychologique et la santé des parents et des jeunes. Un deuxième objectif vise à déterminer comment nos relations avec les animaux – en tant que groupe social particulièrement large – peuvent être bénéfiques à la santé humaine. Spécifiquement, nous vérifierons pour quelles personnes et par quels mécanismes nos relations avec les animaux (e.g., domestiques) peuvent être bénéfiques au bien-être et à la santé. Cette recherche ouvrira la porte à de nouvelles interventions et politiques publiques qui permettront non seulement d'optimiser la santé mentale des populations mais aussi d'améliorer les relations entre les membres de différents groupes sociaux.