Analyse des facteurs relationnels, affectifs et motivationnels qui interviennent dans la régulation du comportement alimentaire

 

Noémie Carbonneau

Université du Québec à Trois-Rivières [UQTR]

 

Domaine : développement et fonctionnement des personnes et des communautés, et vie sociale

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2018-2019

L'objectif général de ce programme de recherche est d'examiner les facteurs psychosociaux qui interviennent dans la régulation du comportement alimentaire. Celle-ci se définit comme la tentative des individus de contrôler la qualité et la quantité de ce qu'ils mangent, dans une optique de santé et/ou de gestion du poids corporel. Les difficultés de régulation du comportement alimentaire sont très répandues dans les sociétés nord-américaines, tel qu'en témoigne la forte prévalence de l'embonpoint et de l'obésité.

Ce programme de recherche comprend quatre études regroupées sous trois axes de recherche:

  • L'Axe 1 vise à examiner comment les buts que les individus entretiennent en lien avec l'alimentation sont liés à leurs propres comportements alimentaires, mais aussi à ceux de leur partenaire amoureux.
  • L'Axe 2 vise à examiner l'association entre les émotions négatives et la consommation alimentaire chez les femmes. Plus précisément, nous examinons si les femmes qui bénéficient du soutien social de leur partenaire amoureux et celles qui ont une alimentation intuitive (c'est-à-dire, qui respectent leurs signaux de faim et de satiété) sont moins sujettes à « manger leurs émotions ».
  • L'Axe 3 vise à examiner la relation entre le conflit travail-vie personnelle, le comportement alimentaire et la qualité de l'alimentation.

Les études qui composent ce programme de recherche vont permettre : (1) d'identifier certaines caractéristiques psychosociales (p.ex., buts, émotions, soutien social) qui affectent la régulation du comportement alimentaire; (2) de mieux comprendre les différences individuelles quant aux difficultés de régulation des comportements alimentaires; (3) de dégager des pistes d'intervention concrètes (ex.: la gestion des émotions, le soutien des proches) pour aider les individus aux prises avec des difficultés à réguler leur comportement alimentaire.