Prix d'excellence des professionels et professionnelles de recherche

Les prix d'excellence des professionnels et professionnelles de recherche sont attribués par chacun des trois Fonds de recherche du Québec et visent à reconnaître la contribution des professionnels et des professionnelles de recherche à la recherche, la mobilisation des connaissances, la formation de la relève ou au soutien des regroupements de chercheurs, et ce, dans toutes les disciplines couvertes par les trois Fonds.

1er prix : Jean-Luc Simard, CRCHU de Québec – Université Laval

Durant 27 années à titre de professionnel de recherche au Centre de recherche en infectiologie (CRI), situé au CHU de Québec - Université Laval, M. Simard a su mettre à profit son sens de l'organisation, son initiative, et partager sa passion pour les sciences à travers diverses réalisations : création du service de synthèse et de séquençage d'ADN du CRI; gestionnaire du système qualité (plus de 400 procédures et protocoles en format MON et  plus de1 000 cahiers de laboratoire représentant  plus de 200 000 pages de  résultats  expérimentaux  et  de  propriété  intellectuelle); comparaisons et analyses de génomes bactériens ayant mené à plusieurs brevets, inventions et développement de tests diagnostiques d'infections bactériennes, à plusieurs projets en partenariat public-privé totalisant plus de 50M$ en subventions et contrats de recherche, et à la commercialisation par des compagnies ayant investi plus de 800M$ et créé plus de 400 emplois à Québec.

M. Simard a participé à la formation de plus de 125 employés et étudiants aux études supérieures; est responsable du programme Chercheur-e d'un jour, qui a reçu en 20 ans plus de 4000 élèves du secondaire pour une expérience d'intégration dans un laboratoire de recherche, et subventionné par le FRQS en 2018; agit comme bénévole pour les Expo-sciences, Jeunes explorateurs d'un jour et Innovateurs à l'école.

2e prix : Christine Jolicoeur, Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) – Université de Montréal

Christine Jolicoeur est professionnelle de recherche chevronnée dans l'unité de recherche en neurobiologie cellulaire à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) depuis 2004. Au cours de ses 20 années d'expérience en laboratoire académique, elle a travaillé dans des institutions prestigieuses comme la University College London en Angleterre et l'Université Stanford en Californie. Elle a effectué des stages de perfectionnement dans des laboratoires d'excellence sur les cellules souches à l'institut de recherche des cellules souches à Édimbourg et à l'institut d'ophtalmologie à Londres. À l'IRCM, elle est responsable de la logistique du laboratoire, de la mise sur pied de techniques de pointe, de l'encadrement des étudiants-chercheurs, et du développement de nouveaux projets. Elle agit aussi comme coordonnatrice de projets impliquant des chercheurs de différents pays.

Christine a contribué à la formation de plus d'une vingtaine d'étudiants et stagiaires postdoctoraux, et a parrainé des étudiants du secondaire qui voulaient explorer une carrière en recherche. Elle est de plus responsable de l'enseignement pratique dans un module de cours de l'option de maîtrise en médecine cellulaire et moléculaire de l'Université de Montréal donné à l'IRCM.

Ses travaux ont contribué à la publication de plus de 20 articles scientifiques dans des journaux prestigieux tels que Nature, Science et Neuron.

3e prix : Rina Guignard, Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval

Détentrice d'une maîtrise de l'INRS-Institut Armand-Frappier, Mme Guignard se joint, en 1989, à l'équipe du LOEX, qui se spécialise en médecine régénératrice et en génie tissulaire. Elle participe à de nombreux projets de recherche touchant la reconstruction de  peau, de vaisseaux sanguins et de cornées en laboratoire. Sa rigueur scientifique, son sens de l'observation et d'analyse ont permis la rédaction de nombreux articles scientifiques, dont 25 en tant que co-auteur. Nommée coordonnatrice de la production clinique des tissus destinés au traitement des grands brûlés en 1993, elle a su améliorer les outils de travail, la qualité des tissus greffés, la reproductibilité et le rendement. En 2010, son implication lors de l'implantation de la production dans les salles blanches à qualité contrôlée, fut remarquable.

Elle a su adapter les protocoles de fabrication, contrôler l'intégrité du produit et former le personnel. Mme Guignard a supervisé nombreux stagiaires et formé plus de 300 étudiants aux bonnes pratiques de laboratoire et techniques de base en culture cellulaire. De plus, elle travaille activement à l'avancement de deux études cliniques, touchant  la peau reconstruite et la culture d'épithélium cornéen autologue. Par son expérience de travail, elle a contribué significativement au développement expérimental de tissus reconstruits de grande qualité ainsi qu'au transfert de la technologie pour le traitement des patients.

1er prix : Geneviève Robillard, Laboratoire de cyberpsychologie, Université du Québec en Outaouais

Dès l'obtention de son diplôme à la maîtrise en psychoéducation à l'Université du Québec en Outaouais en 2002, madame Robillard a débuté sa carrière de professionnelle de recherche au sein du Laboratoire de cyberpsychologie. Sa grande implications dans la planification et la réalisation des activités de recherche du Laboratoire a permis l'obtention de plus d'une cinquantaine de subventions de recherche (par exemple, Chaire de recherche du Canada, IRSC, CRSH, FRQSC, FCI, etc.), lui donnant l'opportunité de coordonner des projets tels que : 1) développer une infrastructure de recherche permettant d'étudier l'efficacité et le mécanisme d'action de la télépsychothérapie et de la réalité virtuelle; 2) mettre sur pied le seul regroupement pancanadien de chercheurs et de cliniciens qui étudient la cyberpsychologie; 3) créer et évaluer 19 environnements virtuels visant la prévention et le traitement des troubles mentaux; 4) assurer l'encadrement d'étudiants, d'assistantes de recherche et de professionnels; et (5) contribuer à la rédaction d'articles et de communications scientifiques, souvent comme auteure principale.

Sa contribution exceptionnelle aux quatre activités de recherche valorisées par le Fonds de recherche du Québec a permis au Laboratoire de cyberpsychologie d'être reconnu internationalement pour son infrastructure, la rigueur de ses travaux, la formation d'étudiants et ses collaborations internationales.

2e prix : François Tardif, Maison Michel-Sarrazin, Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU de Québec-Université Laval)

Titulaire d'une maîtrise en biologie cellulaire et moléculaire de l'Université Laval, M. Tardif a rejoint l'équipe de recherche de la Maison Michel-Sarrazin localisée au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU de Québec-Université Laval) en 2003. Au cours des années, M. Tardif a participé à de nombreux projets de recherche cliniques, évaluatifs et pharmaceutiques dans le domaine de l'oncologie psychosociale, de la maladie mentale et des soins palliatifs. En 2009, M. Tardif est devenu le coordonnateur d'une équipe de 22 chercheurs de la région de Québec intitulée l'Équipe de Recherche Michel-Sarrazin en Oncologie psychosociale et Soins palliatifs (ERMOS).

Il est présentement candidat à la maitrise en administration publique à l'École nationale d'administration publique (ENAP), dans la concentration : gestion des  services de santé et des services sociaux.

Grâce à ses expériences de travail, il a contribué de façon significative à la mise en place d'un réseau thématique québécois de recherche en soins palliatifs et de fin de vie (RQPSFV) qui fut financé en mai 2017 par le FRQS. Au fil des années, il a effectué près de 70 conférences, participé à la rédaction de plus de 35 demandes de financement et d'une quarantaine d'articles scientifiques, rapports divers et chapitres de livre.

3e prix : René Maltais, Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU de Québec-Université Laval)

En tant que chimiste médicinal, le Dr Maltais travaille depuis plus de quinze ans au développement de molécules bioactives innovantes ciblant d'importantes maladies comme le cancer, l'Alzheimer et l'endométriose. Une de ces molécules prometteuses, un inhibiteur de la 17β-HSD1 nommé PBRM, cible le cancer du sein et l'endométriose et est à un stade de développement préclinique très avancé s'approchant des essais cliniques, une réalisation remarquable issue d'efforts de recherche entièrement québécois.

Le Dr Maltais est auteur et co-auteur de 50 articles dans des journaux scientifiques de renommée internationale, de 110 communications lors de congrès locaux, nationaux et internationaux, étant désigné à titre d'inventeur dans 5 demandes de brevets. Il est également activement impliqué dans la formation d'étudiants au laboratoire et participe à deux cours gradués et un sous-gradué, à l'Université Laval.

De plus, il est le co-fondateur avec le Pr Poirier du Service de synthèse organique, une composante majeure de la plateforme de chimie médicinale du CHU de Québec. En tant que responsable de ce service, il a supervisé la réalisation de plus de 50 projets liés à la synthèse de molécules d'intérêts pour des chercheurs de la communauté scientifique québécoise et d'ailleurs.

Dominique Petit, agente de recherche au Centre d'études avancées en médecine du sommeil du Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal

Dominique Petit a obtenu son doctorat en sciences neurologiques sous la supervision du Dr Jacques Montplaisir en 1993. Au cours de ses 23 ans d'expérience à titre d'agente de recherche au Centre d'études avancées en médecine du sommeil (CEAMS) du Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, elle a su se démarquer et est devenue une personne-ressource incontournable pour l'ensemble des chercheurs et des stagiaires de recherche du CEAMS.

Dominique Petit a participé à la rédaction de nombreuses demandes de subventions, d'articles scientifiques et de chapitres de livres, dont plusieurs à titre de première auteure. Elle a contribué de façon étroite à la formation d'une vingtaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat.

Parallèlement à son implication dans chacun des programmes de recherche du CEAMS, elle est responsable depuis 2000 du volet sommeil pour l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, et elle a développé un axe de recherche sur l'étude des marqueurs précoces de la maladie d'Alzheimer au cours du sommeil.  

Grâce à ses qualités personnelles et à ses connaissances approfondies dans de nombreux domaines, elle s'est vu confier des tâches majeures dans le développement du CEAMS, dont la mise en marche d'un laboratoire d'imagerie cérébrale par émission monophotonique pour des études liées au sommeil, ainsi que du contexte scientifique et réglementaire d'une biobanque pour la réalisation d'études multicentriques sur la génétique du sommeil. Elle est également une personne-ressource en éthique de la recherche pour le CEAMS et a joué un rôle clé dans la mise sur pied d'une équipe permettant la réalisation de contrats de recherche clinique. Elle est maintenant coordonnatrice du réseau canadien sur le sommeil et les rythmes biologiques.  

Enfin, Dominique Petit a contribué au transfert et à la valorisation des connaissances sur le sommeil par le biais d'articles et de conférences, notamment auprès du grand public.