Josiane Bourque en vedette dans Curium



Consultez le publireportage de la revue CURIUM (édition janvier 2019),
magazine « science et société » québécois destiné aux adolescents.

Josiane Bourque... Des signes de psychose dès l'adolescence

Docteure en psychiatrie de l'Université de Montréal

Son défi ?

Repérer les signes d'une vulnérabilité à la psychose dès l'adolescence, avant que la maladie ne se déclare. Ce qui survient généralement au début de l'âge adulte.

Un épisode psychotique, qu'est-ce que c'est ?

C'est une perte de contact momentanée avec la réalité. Dans certains cas, la personne a des hallucinations visuelles ou auditives, des idées délirantes. L'épisode psychotique se manifeste aussi parfois par un besoin d'isolement ou une désorganisation de la pensée. La maladie est très invalidante.

Enquêter dans le cerveau

Josiane Bourque a étudié l'activité cérébrale de plus de 1 000 adolescents de 14 ans pendant l'exécution de tâches cognitives. « Par exemple, on leur présentait des visages neutres ou avec une émotion donnée. En même temps, on mesurait l'activité cérébrale dans la zone connue pour réagir et décoder les émotions : l'amygdale », explique-t-elle. Les participants devaient aussi répondre à un questionnaire.

« Avez-vous déjà vu ou entendu quelque chose

sans que ce soit le cas des gens autour de vous ? »

« Vous sentez-vous épié(e), suivi(e) ? ». Une série de questions dans le but de déceler la présence d'expériences inhabituelles.

Les volontaires ont ensuite été soumis au même questionnaire deux ans plus tard.

Un indice

Certains jeunes présentaient une activité cérébrale forte devant des visages pourtant neutres. Ces candidats étaient plus nombreux à présenter des symptômes psychotiques deux ans plus tard. « C'est comme s'ils voyaient de la colère alors que l'émotion était neutre », précise la spécialiste. Chez ces jeunes, on observait donc une distorsion dans le traitement de l'information.

15 à 20% des jeunes en ont de façon normale, sans que ça ne pose jamais problème.

Pas de panique !

Cibler des marqueurs cérébraux avant l'apparition de symptômes psychotiques, cela permet de proposer des mesures préventives ou d'être plus attentifs au besoin des individus potentiellement à risque. « Mais attention, ça n'est pas parce qu'un adolescent rapporte des expériences inhabituelles qu'il deviendra psychotique », tempère Josiane Bourque.

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