Attention au stress de fin de session



La fin de session vous angoisse? Vous n'êtes pas seul. Le stress est le lot de tout étudiant. Les nouveaux universitaires, toutefois, sont plus à risque de souffrir de dépression, d'anxiété ou de dépendance à l'alcool et aux drogues, révèle la dernière étude d'Erin Barker, professeure au Département de psychologie à l'Université Concordia et chercheuse au Centre de recherche en développement humain. Les premières années d'études universitaires concordent, en effet, avec la transition de la fin de l'adolescence vers le début de l'âge adulte, une période de grands changements et de tensions liés à la nécessité de concilier les études, un travail à temps partiel et une vie sociale plus importante. Les fins de session, en particulier, font bien des dommages sur le plan de la santé mentale. La cause? La pression des examens finaux.

Les symptômes dépressifs apparaissent chez les étudiants qui se sentent dépassés par leurs travaux et leurs examens.

Tous les jeunes ne réagissent pas de la même manière à ce stress. Les symptômes dépressifs apparaissent chez les étudiants qui se sentent dépassés par leurs travaux et leurs examens, et non chez ceux qui se sentent en contrôle. Plus encore, en analysant des données récoltées pendant quatre ans auprès d'universitaires de premier cycle, la professeure Barker s'est rendu compte que, contrairement à la croyance, l'humeur morose ou les pensées négatives peuvent mener au succès : les jeunes fondamentalement heureux voient leurs pensées noires passagères comme le signal d'un défi à surmonter. Ils utilisent leur stress et leur négativité pour se retrousser les manches et obtenir de meilleures notes! En revanche, les étudiants essentiellement négatifs ne performent pas bien.

Erin Barker note ainsi l'importance d'offrir des outils et des services psychologiques et pédagogiques aux universitaires afin de les aider rapidement à gérer leurs humeurs et leur stress. La chercheuse tente actuellement d'identifier d'autres facteurs de risque pouvant expliquer pourquoi certains peinent à traverser cette période de vie, alors que d'autres s'en sortent bien. Ses résultats pourront aider les universités à mieux repérer, et encadrer, les jeunes les plus sujets à la dépression et à l'anxiété.