Trois équipes québécoises financées dans le cadre du réseau ERA-AGE



9 novembre 2012

Le FRQS est heureux d'annoncer que trois équipes québécoises travaillant avec des partenaires européens seront financées dans le cadre d'un appel de propositions d'ERA-AGE, un réseau de recherche européen sur le vieillissement.

Au total, six projets multinationaux ont été retenus pour financement par le réseau européen, dont trois comprennent des équipes québécoises. Pour être admissible à ce concours, un projet devait être présenté par un regroupement de chercheurs provenant d'au moins trois pays différents membres d'ERA-AGE.

« Nous sommes très heureux de compter trois équipes québécoises parmi les équipes internationales retenues pour financement dans le cadre de ce réseau de recherche européen sur le vieillissement. Nos équipes travailleront étroitement avec des chercheurs de plusieurs pays européens afin de produire de nouvelles connaissances qui permettront d'aider nos sociétés à mieux vieillir en santé », se réjouit Renaldo Battista, directeur scientifique du FRQS.

Le processus de sélection s'est déroulé en deux étapes. Dans un premier temps, 35 équipes ont soumis une lettre d'intention au comité d'évaluation, dont 10 comportaient des collaborateurs du Québec. Le comité a invité ensuite douze de ces équipes à soumettre une demande complète; cette fois, six d'entre elles comptaient des membres québécois. Dans un deuxième temps, le comité a choisi six projets pour financement, dont trois comportant des chercheurs québécois.

Les équipes du Québec bénéficieront d'un financement total de 506 000 $ sur trois ans provenant du FRQS, auquel s'ajouteront des sommes en provenance des Instituts de recherche en santé du Canada et d'autres organismes membres d'ERA-AGE. Les trois projets auxquels collaborent des équipes québécoises portent sur l'influence de l'environnement sur la mobilité, sur la participation sociale et sur le bien-être des personnes âgées, sur l'incontinence urinaire chez les femmes âgées ainsi que sur les problèmes de communication que vivent les personnes âgées dans des environnements bruyants.

Environnement urbain et vieillissement

L'équipe québécoise qui participe au premier projet est dirigée par Yan Kestens, chercheur à l'Université de Montréal. Elle collabore avec des équipes du Luxembourg et de la France. Ce projet international tentera de mieux comprendre quelles caractéristiques de l'environnement urbain sont liées à la mobilité, à la participation sociale et au bien-être des personnes âgées. De plus, ce projet contribuera au développement d'une plateforme de recherche internationale sur l'environnement bâti et le vieillissement en santé.

Des recherches ont déjà démontré que l'activité physique, la participation sociale et la mobilité sont tous des facteurs qui interviennent dans le vieillissement en santé et dépendent de l'environnement bâti où vivent les personnes âgées. Cependant, l'influence qu'exercent les différents environnements sur le vieillissement en santé n'a pas encore été complètement élucidée.

L'incontinence urinaire chez les femmes âgées

Le deuxième projet est dirigé par Cara Tannenbaum, chercheuse à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Il a pour but de réduire les symptômes d'incontinence et la stigmatisation par la mise en place d'un programme de promotion de la continence au Québec, en Alberta, en France et au Royaume-Uni, programme auquel participeront 800 femmes de plus de 65 ans qui souffrent de problèmes d'incontinence. Ce programme sera également évalué, plus particulièrement sur les quatre aspects suivants : 1) l'amélioration de la continence; 2) l'effet du programme sur la stigmatisation liée à l'incontinence et la qualité de vie; 3) l'effet sur les chutes; 4) l'évaluation économique pour s'assurer de l'efficacité et de l'utilité par rapport au coût du programme et sa durabilité à long terme.

L'incontinence urinaire est un problème extrêmement répandu parmi les femmes plus âgées. Ce problème a des ramifications sociales, physiologiques et physiques importantes (chutes).

Mieux communiquer dans un environnement bruyant

Le volet québécois de ce troisième projet est piloté par Jean-Pierre Gagné, chercheur à l'Université de Montréal. Le projet a pour objectifs : 1) d'identifier les situations dans lesquelles les personne âgées ressentent de la difficulté à communiquer; 2) de développer des moyens (protocoles) qui permettent de déterminer individuellement la nature de tout problème d'ouïe ou d'attention contribuant à ces difficultés; 3) de développer des appareils auditifs individualisés qui aident à mieux faire face à ces problèmes de communication; 4) de développer une liste de normes pour améliorer l'environnement de la communication; 5) d'évaluer à quel point les activités 2 à 4 améliorent la qualité de vie et prolongent la durée de vie active d'une personne âgée. Les équipes partenaires de ce projet proviennent d'Israël, de Finlande, du Royaume-Uni et de l'Ontario.

Une grande majorité de personnes âgées ont des difficultés à communiquer efficacement dans un environnement bruyant. Ceci cause un inconfort ainsi que de la frustration pouvant mener à une exclusion des activités sociales par les personnes affectées.

À propos du Fonds de recherche du Québec – Santé

Relevant du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS) a pour mission de soutenir la recherche en santé en vue de favoriser le mieux-être de la population québécoise. Il a pour mandats la promotion et le soutien financier de cette recherche, la diffusion des connaissances et la formation des chercheurs, l'établissement de partenariats nécessaires au développement du système québécois de la recherche et de l'innovation, et enfin, le rayonnement de la recherche en santé sur le plan international.

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Source

Michelle Dubuc
Fonds de recherche du Québec – Santé
514 873-2114, poste 1235