Monitoring et quantification non invasive de la charge lésionnelle chez l'animal immature exposé à une atteinte cérébrale inflammatoire

 

Gregory Anton Lodygensky

Université de Montréal

 

Domaine : Santé de la mère, des enfants et des adolescents

Programme chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2013-2014

Les grands prématurés sont à risque de paralysie cérébrale. L'exposition à la naissance à une infection du placenta est reconnue comme un facteur de risque d'atteinte cérébrale avec des données récentes montrant l'effet délétère de l'inflammation dans la période postnatale. Hélas, il n'y a pas d'outils robustes permettant de quantifier en période aigüe l'atteinte cérébrale inflammatoire du cerveau du prématuré.

L'imagerie par photoacoustique, permet de mesurer avec précision l'oxygénation cérébrale. L'électroencéphalographie (EEG) est une technique très sensible mais pas encore pleinement investiguée chez le prématuré avec une lésion cérébrale inflammatoire. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est puissante mais ne peut pas être effectuée de manière quotidienne. La combinaison du monitoring électroencéphalographique, de l'imagerie par photoacoustique et la quantification précise de lésions inflammatoires par l'IRM multimodale ouvre de grandes perspectives. Nous évaluerons les techniques de pointes en IRM, l'imagerie par photoacoustique et l'EEG comme bio-marqueurs dans deux modèles de lésions cérébrales inflammatoires, un prénatal et un postnatal. Nous étudierons également la vulnérabilité accrue chez les prématurés de sexe masculin et si la réponse à un traitement neuroprotecteur peut être différente en fonction du sexe.

Ces bio-marqueurs seront des outils puissants pour la détection et pour l'évaluation, en temps réel et non-invasifs de l'efficacité de stratégies neuroprotectrices. Ces techniques non-irradiantes permettront d'accélérer l'évaluation de nouveaux médicaments. Elles pourront être intégrés dans des études cliniques de neuroprotection chez le prématuré, une situation où il est impossible de faire des études du cerveau au microscope  et où l'évaluation neuro-développementale peut prendre entre 2 et 5 ans. Finalement ce programme permettra de mettre au point des bio-marqueurs robustes de l'intégrité cérébrale des grands prématurés, dans le but d'améliorer leur pronostic.