Substrats neuroanatomiques des anomalies électroencéphalographiques liées au développement de la démence dans la maladie de Parkinson

 

David Rémillard-Pelchat

Université du Québec à Montréal [UQAM]

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme Formation de doctorat

Concours 2019-2020

Partenaire:

Parkinson Canada

Plusieurs symptômes peuvent accompagner la maladie de Parkinson. Les plus connus sont d'ordre moteur, mais on compte aussi des symptômes non-moteurs comme les troubles de la cognition. Lorsque ceux-ci sont assez sévères pour entraîner une perte d'autonomie chez l'individu, on utilise le terme démence. On note alors une baisse de la qualité de vie des personnes atteintes et de leurs proches, une réduction de l'espérance de vie, des coûts sociaux et médicaux plus élevés, de même qu'une augmentation du taux de placement en institution. Toutefois, la détection de la démence et de ses signes précoces demeure très variable dans la maladie de Parkinson. Il est donc important d'identifier plus efficacement qui sont les individus avec la maladie de Parkinson les plus à risque de développer une démence, afin de leur offrir un diagnostic plus précoce et éventuellement de mieux les cibler lorsque des alternatives thérapeutiques efficaces seront disponibles. Un important prédicteur du développement de la démence dans la maladie de Parkinson, récemment identifié par notre équipe, est l'apparition de perturbations de l'activité électrique du cerveau durant le sommeil détectables à l'électroencéphalographie. Toutefois, les anomalies du cerveau liées à ces perturbations du sommeil demeurent inconnues.

L'objectif de cette étude est d'identifier grâce à des techniques de neuroimagerie les anomalies structurelles du cerveau qui sont liées aux perturbations de l'activité électrique durant le sommeil dans la maladie de Parkinson. Une meilleure compréhension de ces processus électrophysiologiques annonçant la démence est nécessaire au développement d'un traitement ciblé, qui permettra ultimement de retarder ou de prévenir la démence dans la maladie de Parkinson. Il en résultera une amélioration significative de la qualité de vie des individus atteints et de leurs proches, et une réduction des coûts associés à la prise en charge de ces personnes.