Programme de recherche intégrée sur la stimulation cérébrale non invasive pour la réadaptation d‘AVC aux stades aigus : de la recherche translationelle aux applications cliniques

 

Alexander Thiel

Institut Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général Juif

 

Domaine : neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheurs-boursiers - Senior

Concours 2015-2016

Mon groupe de recherche a mené des projets pionniers dans la compréhension des mécanismes facilitant la récupération post accident vasculaire cérébral (AVC) et dans l'utilisation thérapeutique des techniques de stimulation cérébrale non invasives pour moduler ces mécanismes. Nos études pilotes chez des patients présentant une aphasie (déficit  de la parole) après un AVC ont révélé des résultats prometteurs, menant à l'obtention d'un financement des IRSC (Institutes de Recherche en Santé du Canada) pour passer de la recherche translationelle à la mise en œuvre clinique de ces méthodes. Nous sommes dans le processus de création d'une plateforme d'essais cliniques au sein de la nouvelle Unité de neurosciences intégrées à l'Hôpital Général Juif qui permettra d'évaluer systématiquement différentes méthodes de stimulation et d'imagerie en contexte clinique.

Le premier projet 1  est un essai clinique multicentrique international financé par les IRSC qui teste directement l'efficacité et l'innocuité de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr) et de la stimulation transcrânienne à courant continu (STCC) comme adjuvants à l'orthophonie dans le traitement de l'aphasie.

Dans le cadre du deuxième projet, qui nous permettra ultimement d'identifier les patients à risque pour une réadaptation compliquée, nous allons étudier les relations entre les phénotypes  d'imagerie moléculaire (caractéristique structurelle et fonctionelle du cerveau) et les polymorphismes génétiques (variation d'un gène) associés à la neuroplasticité. La combinaison de génotypage et phénotypage par imagerie sera une première étape à la caractérisation d'une «empreinte individuelle de neuroplasticité». 

Le troisième projet utilise  une méthode d'imagerie non invasive (l'IRM fonctionnelle au repos, IRMf-r) pour obtenir des informations sur les réseaux cérébraux des patients aphasiques ou paralysés.  Ce projet vise à déterminer si la connectivité des régions intercérébrales peut servir à personnaliser la stimulation cérébrale thérapeutique.