Nanopharmacologie et nanomédecine: vers le développement de plates-formes technologiques pour la vectorisation des médicaments

 

Nicolas Bertrand

Centre hospitalier universitaire de Québec [CHUQ]

 

Domaine : services de santé

Programme Chercheurs-boursiers - Junior 1

Concours 2018-2019

D'ici 5 ou 10 ans, les nanotechnologies pourraient révolutionner la médecine comme elles l'ont fait pour les domaines de l'énergie et de l'électronique. En théorie, les vecteurs thérapeutiques ont le potentiel d'encapsuler les principes actifs et de les diriger jusqu'aux cellules malades, tout en épargnant les organes sains. Ils peuvent aussi protéger les molécules labiles du métabolisme afin qu'elles maintiennent leur efficacité jusqu'à ce qu'elles rejoignent leur cible. La vectorisation pharmaceutique est donc particulièrement attirante dans plusieurs champs de la médecine et de la pharmacie.

Malgré les progrès énormes réalisés dans les dernières années, beaucoup de travail reste à effectuer. Pour continuer de mettre au point des vecteurs thérapeutiques toujours plus efficaces et mieux tolérés, on doit trouver les déterminants structuraux qui commandent l'efficacité, déclenchent les réactions immunitaires et règlent les manières dont ces vecteurs interagissent avec l'organisme. C'est dans ce contexte que se positionne ce programme de recherche.

J'aborderai deux volets interreliés qui s'intéresseront à 1) mieux comprendre comment le système immunitaire répond à l'administration de nanomatériaux; et 2) développer de nouvelles technologies permettant l'encapsulation d'une variété de molécules bioactives dans des plates-formes technologiques différenciées.

Ensemble, ces travaux répondront à des questions essentielles qui limitent encore aujourd'hui le développement de nanomédecines plus performantes. Ils rendront aussi disponibles des technologies d'avant-garde qui faciliteront l'étude de la pharmacologie de plusieurs molécules. Ce programme contribuera donc à positionner mon laboratoire comme chef de file dans le domaine de la nanomédecine, tout en développant les possibilités de collaborations multidisciplinaires à l'Université Laval, dans le reste du Canada et à l'international.