Le rôle des épines dendritiques dans la mémoire

 

Roberto Araya

Université de Montréal

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme chercheur-boursier - Junior 1

Concours 2013-2014

À l'une des extrémités des neurones se trouvent les axones, qui émettent. À l'autre extrémité, les dendrites, qui reçoivent. La communication se fait à travers les synapses, ces zones de contacts biochimiques situées à l'interface des axones et des dendites.

Roberto Araya s'intéresse plus spécifiquement aux neurones pyramidaux du néocortex, dont les synapses excitatrices – qui augmentent l'activité neuronale – sont localisées sur de minuscules saillies appelées « épines dendritiques ». Le rôle de ces dernières serait critique pour le traitement, l'intégration et le stockage des informations. Le chercheur a en effet observé que les changements d'efficacité synaptiques, consécutifs aux phénomènes de mémoire et d'apprentissages, s'accompagnaient d'une transformation morphologique des épines.

M. Araya s'est donné comme objectif principal d'étudier la question du traitement, du stockage et de l'intégration de l'information en ciblant les épines dendritiques et les dendrites. Son travail va dans le sens de données récemment publiées suggérant que ces épines pourraient bien être des compartiments fonctionnels, contrôlés de façon dynamique, qui influenceraient le décodage du signal neuronal au niveau de la fente synaptique. Il compte utiliser une véritable combinaison d'approches techniques : optiques, électrophysiologiques, structurelles et moléculaires.

Une meilleure compréhension de la fonction des épines dendritiques et de leurs effets sur les apprentissages et la mémoire nourrirait l'espoir de développer de nouvelles approches thérapeutiques notamment contre l'Alzheimer, les anomalies au niveau des épines dendritiques n'étant pas étrangères à ce type de démence.