Informer, évaluer et optimiser les interventions de prévention du VIH

 

Mathieu Maheu-Giroux

Université McGill

 

Domaine :  maladies infectieuses et immunitaires

Programme chercheurs-boursiers  - Junior 1

Concours 2017-2018

La prévention du VIH est une problématique de santé publique qui reste au sommet de des préoccupations de santé globale. Malgré les progrès substantiels observés au cours des 15 dernières années, le nombre de nouvelles infections demeure au-dessus de 2 millions par an et l'incidence du VIH a augmenté dans 74 pays entre 2005 et 2015. Pour mettre fin à l'épidémie de SIDA, les activités de dépistage et le continuum de soins doivent être renforcés.

La production rapide de données épidémiologiques est la pierre d'assise supportant les activités de prévention. Ces données sont difficiles à obtenir dans les nombreux pays où la surveillance du VIH est déficiente. De plus, les estimés de prévalence font fréquemment l'objet de révisions et la variabilité des estimés souligne l'importance d'améliorer la qualité des systèmes de surveillance et des méthodes d'estimation.

Les programmes de prévention du VIH sont complexes: le virus a des dynamiques de transmission compliquées qui dépend de plusieurs facteurs. La modélisation mathématique est alors un outil polyvalent. Les modèles génèrent – par des simulations numériques – des prédictions sur l'état de santé des individus et des populations. Lorsque combinée à l'analyse coût-efficacité, la modélisation permet d'informer les décideurs sur le type d'interventions susceptibles de maximiser les gains de santé en fonction d'un budget limité.

Au cours des quatre prochaines années, mon programme de recherche visera à mieux appuyer les interventions de prévention du VIH. Spécifiquement, j'entends (1) améliorer le suivi des épidémies de VIH; (2) évaluer l'impact populationnel de différentes stratégies de dépistage du VIH; et (3) optimiser les programmes de prévention du VIH combinant plusieurs méthodes de prévention. Les résultats découlant de ce programme permettront aux responsables sanitaires de mettre en application de meilleures politiques de santé et, ultimement, d'éliminer le VIH comme risque de santé