Développement d'une signature moléculaire de la maladie osseuse de Paget

 

Laetitia Michou

Université Laval

 

Domaine : Santé circulatoire et respiratoire

Programme chercheurs-boursiers cliniciens - Junior 2

Concours 2013-2014

La maladie osseuse de Paget peut occasionner des douleurs osseuses, des fractures et des déformations des os. Elle touche 3 % de la population, mais elle n'entraîne aucun symptôme dans 40 % des cas et peut, de ce fait, être difficile à diagnostiquer. A l'inverse, cette maladie peut occasionner des complications irréversibles, allant jusqu'à la survenue de rares mais graves tumeurs osseuses, appelées ostéosarcomes. Les nouveaux médicaments actuellement en développement pour traiter l'ostéoporose pourraient augmenter le risque d'avoir un ostéosarcome.

Certaines maladies osseuses fréquentes, comme la maladie osseuse de Paget, comportent déjà un risque très augmenté d'avoir un ostéosarcome, et constitueront donc une contre-indication à ces nouveaux traitements. Dans ce programme de recherche, nous proposons d'identifier de nouveaux marqueurs génétiques de la maladie de Paget, afin de sélectionner les marqueurs les plus fiables pour détecter la maladie de Paget, et qui pourraient constituer une signature biologique de la présence de cette maladie. Nous évaluerons ensuite les capacités de ces marqueurs biologiques, à détecter adéquatement les personnes atteintes par la maladie de Paget, avant de proposer leur utilisation en dépistage chez les patients sélectionnés pour être traités par les nouveaux traitements contre l'ostéoporose.

Ce projet conduira à une meilleure prévention et à l'amélioration des traitements des maladies osseuses, telles que l'ostéoporose, les ostéosarcomes et la maladie de Paget, ces dernières étant fréquentes dans notre population. Ces nouveaux marqueurs aideront à la sélection des patients et au choix approprié des traitements de l'ostéoporose pour un patient donné, afin d'éviter des effets secondaires graves, coûteux pour le système de santé. De nouveaux traitements des maladies osseuses pourraient aussi émerger de cette recherche.

La méthodologie développée dans ce programme de recherche pourra ensuite être adaptée à d'autres maladies rhumatologiques fréquentes comme la polyarthrite rhumatoïde.