Caractérisation de la performance chimiosensorielle dans la maladie de Parkinson

 

Cécilia Tremblay

Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

 

Domaine : Neurosciences, santé mentale et toxicomanies

Programme : Formation de doctorat

Concours 2016-2017

Partenaire:

Parkinson Québec

La maladie de Parkinson affecte plus de 1 % de la population après 60 ans. Malheureusement, le diagnostic de la maladie peut être posé seulement à un stade très avancé de la maladie lors d'apparition de troubles moteurs comme la raideur, les tremblements et la bradykinésie. Il n'y a donc pas de traitement de la maladie à ce jour. Chez la plupart des patients Parkinsoniens, on observe, avant l'apparition des troubles moteurs, une perte de l'odorat. Par contre, le trouble olfactif (TO) n'est pas spécifique de la maladie de Parkinson, il est très répandu dans la population générale avec plusieurs autres causes possibles (infection virale, traumatisme cranio-cérébral, etc.) Nous volons donc caractériser la perte de l'odorat précoce associée au développement de la maladie de Parkinson. Le système olfactif est plus complexe qu'il ne le semble et est aussi intimement lié au système trigéminal, un autre sens chimique qui permet la sensation du piquant, du rafraichissant et d'autres sensations similaires. La plupart des odeurs stimulent les 2 systèmes. Nous savons que chez les personnes présentant un TO d'origine post-viral et post-traumatique, le système trigéminal est lui aussi affecté d'une façon particulière.

Nous voulons donc aller voir chez les patients parkinsoniens présentant un TO, si le système trigéminal est atteint différemment. Cette différence permettrait de caractériser un TO associé à la maladie de Parkinson et pourrait aider au développement d'outils de dépistage précoce.

Nous allons donc caractériser la performance olfactive et trigéminale chez des patients parkinsoniens et comparer avec des sujets sains. L'évaluation sera réalisée par des mesures électrophysiologiques et comportementales. Ensuite, nous utiliserons la souris (atteinte de la maladie de Parkinson en comparaison avec la souris saine) pour caractériser plus profondément ce que nous ne pouvons pas réaliser chez l'humain.