Association entre la réforme des services de première ligne, la qualité des soins et l'utilisation des services d'urgence chez les enfants vulnérables au Québec, Canada (une étude populationelle)

 

Patricia Li

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

 

Domaine : santé de la mère, des enfants et des adolescents

Programme recherches sur l'urgence et le continuum des soins - Volet 1

Concours 2013-2014

Partenaire

Ministère de la Santé et des Services sociaux

Les enfants issus des familles pauvres sont souvent en moins bonne santé que ceux de familles mieux nanties. Les études montrent que les services de santé de première ligne (SSP) peuvent améliorer la santé. Les SSP incluent les visites régulières chez le médecin pour un bilan de santé. Quand un enfant reçoit les soins des SSP, il peut en découler moins de visites à l'urgence ou d'admissions à l'hôpital. Les avantages des SSP peuvent être accrus chez les enfants pauvres ou ceux qui souffrent des maladies chroniques telles que l'asthme.

Le Québec a récemment introduit les groupes de médecins de famille et les cliniques-réseau. Dans ces pratiques de groupes, les médecins partagent entre eux les activités cliniques et augmentent l'accès et l'offre de services pour leur clientèle. Nous manquons de données sur l'accessibilité et l'offre des SSP pour les enfants québécois. Nous ne connaissons pas : la proportion d'enfants avec un médecin régulier, quel médecin fait ce suivi régulier (médecin de famille ou pédiatre), qui est suivi dans une pratique de groupe et s'il y a une différence de services entre ces différents modèles.

Nous proposons d'examiner le lieu de suivi médical des enfants québécois et de déterminer si la pratique de groupe limite le recours à l'urgence et diminue les hospitalisations. Nous voulons savoir si cette pratique de groupe est avantageuse pour les enfants de différents niveaux socio-économiques et ceux souffrant d'asthme.

Notre étude est cruciale pour la santé des enfants et l'organisation des services de santé. En fournissant des données importantes, nous pourrons alors mieux conseiller et orienter les responsables des politiques gouvernementales sur le type de soins dont les enfants ont besoin et sur la façon de planifier les ressources pour l'avenir.